Histoire régimentaire

Un aperçu de notre histoire jusqu’à aujourd’hui

Histoire

Colonel du Régiment et anciens 12RBC Valcartier

GENRE

PRÉNOM

NOM

DATE DE DÉBUT

DATE DE FIN

CONDITION

Col (H).

DENIS

MERCIER

2016

EN FONCTION

ACTIF

M.

ALBERT

GEDDRY

2010

2016

RETRAITÉ

M.

PAUL

ADDY

2003

2010

RETRAITÉ

M.

JAMES

GERVAIS

1996

2003

RETRAITÉ

M.

MR

GAULIN

1987

1996

DÉCÉDÉ

M.

JPR

LAROSE

1979

1987

DÉCÉDÉ

M.

JEAN-VICTOR

ALLARD

1969

1979

DÉCÉDÉ

Commandant et anciens de Valcartier

Lcol

Nicolas

Lussier-Nivischiuk

2021

En fonction

Actif

M.

Cédric

Aspirault

2019

2021

Actif

M.

Philippe

Sauvé

2017

2019

Actif

M.

Éric

Landry

2015

2017

Actif

M.

Pierre

Huet

2013

2015

Actif

M.

Stéphane

Boivin

2011

2013

Actif

M.

Steve

Lacroix

2009

2011

Actif

M.

Stéphane

Tremblay

2007

2009

Retraité

M.

Jean-Marc

Lanthier

2005

2007

Retraité

M.

John

Frappier

2003

2005

Retraité

M.

Guy

Maillet

2001

2003

Retraité

M.

JC

Collin

1999

2001

Retraité

M.

Terry

Davis (décédé)

1997

1999

Décédé

M.

JPPJ

Lacroix

1995

1997

Retraité

M.

David

Moore

1993

1995

Retraité

M.

RR

Vanier

1991

1993

Retraité

M.

Michel

Maisonneuve

1989

1991

Retraité

M.

Michael

Caines

1987

1989

Retraité

M.

GA

Bordet

1985

1987

Retraité

M.

DG

Taylor

1983

1985

Retraité

M.

George Thomas

Service

1981

1983

Décédé

M.

JG

Reny

1979

1981

Retraité

M.

Paul

Addy

1977

1979

Retraité

M.

Albert

Geddry

1975

1977

Retraité

M.

James

Gervais

1973

1975

Retraité

M.

W.R.

Campbell

1971

1973

Décédé

M.

Charles Eugène

Savard

1969

1971

Décédé

M.

Robert

LaRose

1968

1969

Décédé

Sergent-major et anciens de Valcartier

Adjuc.

Patrick

Beaupré

2020

En fonction

Actif

M.

Marco

Rondeau

2016

2020

Retraité

M.

Willard

Buchanan

2014

2016

Retraité

M.

Jacques

Roy

2011

2014

Retraité

M.

David

Tofts

2009

2011

Actif

M.

Philippe

Turbide

2007

2009

Retraité

M.

Gilbert

Poirier

2005

2007

Retraité

M.

Mario

Belcourt

2002

2005

Retraité

M.

Jean-Bernard

Roby

2000

2002

Retraité

M.

Guy

Gaudet

1998

2000

Retraité

M.

Florian

Asselin

1995

1998

Retraité

M.

J.A.C.

Houle

1993

1995

Retraité

M.

Raymond

Charest

1991

1993

Retraité

M.

Rick

Temple

1989

1991

Retraité

M.

J.A.

Robichaud

1987

1989

Retraité

M.

KH

Maybee

1984

1987

Décédé

M.

D.

Fournier

1982

1984

Décédé

M.

Larry

Perron

1980

1982

Décédé

M.

JGP

Lussier

1977

1980

Retraité

M.

J.E.

Grenon

1974

1977

Décédé

M.

P.

Caissie

1972

1974

Retraité

M.

L.A.J.

Murray

1970

1972

Décédé

M.

W.E.

Denommé

1968

1970

Décédé

Lieutenant-Colonel Honoraire et anciens TR 12RBC TR

Lcol(H).

Michel

Deveault

2020

En fonction

Actif

M.

Jules

Pinard

2015

2020

Actif

M.

Pierre

Ayotte

2006

2015

Retraité

M.

Guy

LeBlanc

2004

2006

Retraité

M.

Pierre

Couture

1997

2004

Retraité

M.

Gilles

Séguin

1990

1997

Retraité

M.

M.

Gauthier

1987

1990

Décédé

M.

M

Gaulin

1984

1987

Décédé

M.

F.L.

Caron

1980

1984

Décédé

M.

F.W.

Johnson

1973

1980

Décédé

M.

F.N.

Spénard

1964

1973

Décédé

M.

R

Pellerin (2e Bn)

1946

1960

Décédé

M.

J.G.

Vining

1931

1936

Décédé

Commandant et anciens TR

Lcol.

Stéphane

Clouâtre

2020

En fonction

Actif

M.

Bruno

Bergeron

2018

2020

Retraité

M.

François

Rousseau

2015

2018

Retraité

M.

Stéphan

LeBlanc

2010

2015

Retraité

M.

Stephen

Young

2009

2010

Actif

M.

François

Chevrette

2005

2009

Retraité

M.

Gratien

Lamontagne

2002

2005

Retraité

M.

Jean-Marc

Hamelin

1999

2002

Retraité

M.

Pierre

Bruneau

1993

1999

Retraité

M.

Jean-Maurice

Bergeron

1989

1993

Retraité

M.

Michel

Grondin

1986

1989

Retraité

M.

Yvon

Roberge

1982

1986

Retraité

M.

Pierre

Cécil

1977

1982

Retraité

M.

Robert

Gauthier

1974

1977

Retraité

M.

André

Rousseau

1971

1974

Retraité

M.

Richard

Duquet

1968

1971

Retraité

M.

R.A.

Piché

1964

1968

Décédé

M.

RA

Gauthier

1960

1964

Décédé

M.

L.A.

Dubuc

1956

1960

Décédé

M.

R.

Larocque

1956

1956

Décédé

M.

F.I.

Ritchie (junior)

1953

1956

Décédé

M.

F.W.

Johnson

1950

1953

Décédé

M.

F.N.

Spénard

1946

1950

Décédé

M.

F

Caron

1944

1945

Décédé

M.

J.F.

Bingham

1944

1946

Décédé

M.

E.L.

Booth

1943

1944

Décédé

M.

G.E.A.

Dupuis

1940

1940

Décédé

M.

R.

Pellerin (2e Bn)

1940

1944

Décédé

M.

J.G.

Vining

1940

1943

Décédé

M.

H.J.

Keating

1936

1940

Décédé

M.

J.G.

Vining

1931

1936

Décédé

M.

W. A.

Aird

1927

1931

Décédé

M.

R.

Pellerin (2e Bn)

1922

1927

Décédé

M.

F.I.

Ritchie (sénior)

1921

1922

Décédé

M.

C.R.

Whitehead

1915

1921

Décédé

M.

L.P.

Mercier

1912

1914

Décédé

M.

G.A.

Tessier

1906

1912

Décédé

M.

J.

Houliston

1900

1906

Décédé

M.

H.

Dixon

1893

1900

Décédé

M.

A.R.

Dufresne

1888

1893

Décédé

M.

A.F.

Dame

1885

1888

Décédé

M.

F.

Houde

1880

1884

Décédé

M.

F.X.

Lambert

1871

1880

Décédé

Sergent-major et anciens TR

Adjuc.

Jean-André

  Boucher

2021

En fonction

Actif

M.

Dominique

  Plourde

2017

2021

Actif

M.

Jacques

Hébert

2013

2017

Retraité

M.

Paul

Léger-Fréchette

2009

2013

Retraité

M.

Richard

Boisclair

2004

2009

Retraité

M.

Mario

Chevalier

2001

2004

Retraité

M.

Richard

Boisclair

1997

2001

Retraité

M.

Normand

Young

1995

1997

Décédé

M.

André

Labarre

1990

1995

Retraité

M.

André

Savard

1986

1990

Retraité

M.

Y.

Houle

1983

1986

Décédé

M.

Julien

Roberge

1978

1983

Retraité

M.

Roger

Linteau

1976

1978

Décédé

M.

L.eo

Yergeau

1972

1976

Décédé

M.

G.

Houle

1965

1972

Décédé

M.

R.

Plouffe

1960

1965

Décédé

M.

R.

Lavergne

1955

1960

Décédé

M.

Conrad

Gilbert

1949

1955

Retraité

M.

J.M.

Bruno

1946

1949

Décédé

M.

F. R.

Prévost

1944

1945

Décédé

M.

J

Davis

1939

1944

Décédé

M.

JD

Audelin (2e Bn)

1939

1945

Décédé

M.

H.P.

Britten

1934

1936

Décédé

M.

L.P.

Goulet

1930

1934

Décédé

Origine

C’est à Trois-Rivières, au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent, que sont jetées les bases de la Milice canadienne. En effet, des 1651 (époque des guerres amérindiennes), Pierre Boucher, capitaine du bourg de Trois-Rivières depuis 1649, reçoit un ordre du Gouverneur de la Nouvelle-France lui enjoignant, entre autres, de se procurer des armes, d’exercer les habitants à leur maniement et de les relayer au service de la garde. Le 3 avril 1669, le gouverneur de Courcelles reçoit une lettre du roi Louis XIV lui ordonnant.

« … de répartir les habitants en compagnies,…; de les rassembler une fois par mois par escouades ou par compagnies…; de les réunir une ou deux fois l’an; de le munir de plomb, poudre et mèche, de les faire passer lui-même en revue en laissant exécuter tous les mouvements du métier des armes… »

Tout sujet de 16 à 60 ans est restreint au service. Les officiers et les hommes doivent servir gratuitement. Dès lors, chaque paroisse a sa propre compagnie de miliciens. Les paroisses plus populeuses peuvent compter deux ou plusieurs compagnies dont les effectifs varient de 5O à 80 hommes. Selon l’importance de la population, elles peuvent avoir un ou plusieurs capitaines, lieutenants, enseignes et sergents. Parmi les officiers, le capitaine de milice est un personnage très important dans la paroisse: il vient immédiatement après le seigneur. Il représente, auprès des paysans, le gouverneur et l’intendant. Certains capitaines remplissent même des fonctions civiles d’administrateurs locaux et de porte-parole du gouvernement. La Milice, en tant que force auxiliaire de l’armée régulière, est ainsi maintenue durant tout le XVllle siècle.

Au cours de la guerre de 1812 contre les Américains, deux bataillons de volontaires sont levés à Trois-Rivières: un pour le bourg qui a pour capitaine Zacharie Macaulay et un pour les Forges Saint-Maurice, commandé par le capitaine Jean-Baptiste Landry. Le 24 mai 1812, C. Sabrevois de Bleury est nommé major du 3e Bataillon de la milice d’élite et incorporée qui comprend Trois-Rivières et Berthier. En 1830, le comté de Saint-Maurice compte trois bataillons de Milice: le premier pour Trois-Rivières et sa banlieue, le fief Sainte-Marguerite, le fief Saint-Maurice, Pointe-du-Lac, le fief Gatineau et le township de Caxton; le second bataillon pour Maskinongé, le fief Saint-Jean et son augmentation, Carufel et partie de Lanaudière et toutes les îles du Saint-Laurent près du dit comté; le troisième bataillon pour Yamachiche, les fiefs Dumontier et Grandpré et les townships de New-Glasgow et Hunterstown.

En 1855, le Gouvernement de la Province du Canada adopte une nouvelle Loi de Milice qui est à l’origine directe de la milice canadienne d’aujourd’hui. Une petite force de 5000 Volontaires est alors équipée et organisée en compagnies indépendantes de fusiliers. Cette loi crée plusieurs classes de miliciens: la milice active, la milice sédentaire et la Réserve. De plus, la province du Canada-Uni est divisée en neuf districts militaires. A Trois-Rivières, on met sur pied une compagnie de carabiniers composée de 63 Volontaires.

En 1865, une organisation irlando-américaine appelée la Confrérie des Féniens, formée en 1858, commence des raids contre le Canada. La Milice est de nouveau appelée sous les armes et un groupe de Trois-Rivières, revenu du Haut Canada, s’installe sur la ligne du Bas Canada, depuis Valleyfield jusqu’à Frelighsburg. A Trois-Rivières même, les quartiers généraux sont établis à l’hôtel de ville où l’on monte la garde chaque nuit.

Le plus important résultat de cette période de crises répétées est la Confédération des colonies de l’Amérique du Nord britannique, en 1867. Le retrait des Troupes britanniques régulières amène la création d’une force permanente canadienne. Ainsi, en 1868, par le « Milicia Act » (Loi de la Milice), on établit un ministère de la Milice et de la Défense et on porte les effectifs autorisés a 40 000 hommes pour la Milice active (ancêtre de la Force régulière actuelle).

Deux ans plus tard, soit en 1870, les Volontaires de la compagnie no 1 de Trois-Rivières, qui fait partie de la 5e Division de Brigade (ou bataillon) du District militaire no 6, sont appelés à se rendre dans le territoire de la Rivière-Rouge pour la Campagne du Nord-Ouest. Les autres compagnies de la Division sont les suivantes:

  • Compagnie no 2, Rivière-du-Loup ou Louiseville;
  • Compagnie no 3, Berthier;
  • Compagnie no 4, Sainte-Elizabeth;
  • Compagnie no 5, Joliette;
  • Compagnie no 6, Saint-Jacques;
  • Compagnie no 7, Saint-Gabriel-de-Brandon;
  • Compagnie no 8, Sainte-Mélanie;
  • Compagnie no 9, Rawdon no 1;
  • Compagnie no 10, Rawdon no 2.

Fin juin début juillet. les Volontaires de la 5e Division quittent Montréal pour le Nord-Ouest canadien. Parmi eux, on compte le capitaine François-Xavier Lambert et le chirurgien Frédéric-Augustus Dame. Tous deux deviendront, par la suite, commandants de 1’Unité de Trois-Rivières.

Fondation

Le 24 mars 1871, les quatre compagnies rurales de Trois-Rivières, Louiseville, Berthier et Saint-Gabriel-de-Brandon (qui sont à l’origine du Régiment actuel) sont regroupées en un bataillon distinct sous le nom de « Three Rivers Provisional Battalion of Infantry », commandé par le capitaine François-Xavier Lambert. Avec la formation de deux autres compagnies, l’Unité obtient sa permanence le 4 juin sous le nom de « 86th Three Rivers Battalion of Infantry ». Ce bataillon d’infanterie, sous le commandement du Lieutenant-colonel Frédéric Houde de Louiseville, se compose en tout de six compagnies.

En 1855, la Milice est de nouveau appelée sous les armes afin de maîtriser l’insurrection des Métis commandés par Louis Riel, dans l’0uest canadien. Il est probable que des Trifluviens aient participé à cette campagne, mais uniquement à titre individuel. Près de 15 ans plus tard, soit de 1899 à 1902, les Canadiens prennent part à la guerre du Transvaal, appelée aussi guerre des Boers. Deux contingents, totalisant environ 2500 hommes, s’embarquent pour l’Afrique du Sud. Pour la première fois, des unités de l’Armée canadienne servent à 1’étranger. Parmi les envoyés outre-mer, on en compte un grand nombre originaire de Trois-Rivières.

Entre-temps, le 8 mai 1900, l’Unité de milice trifluvienne obtient son statut de régiment sous le nom de « 86th Three Rivers Regiment ». Le 27 juin 1905, un camp militaire, commandé par le Colonel Buchanan, est ouvert à Trois-Rivières. Cinq régiments, dont le « 86th Three Rivers Regiment », prennent part à ce camp de division. L’effectif total se chiffre à environ 1500 hommes.

La même année, soit en 1905, débute la construction, par Joseph Bourque de Hull, du manège militaire de Trois-Rivières. La bâtisse, située au numéro civique 574 de la rue Saint-François-Xavier, ne sera toutefois occupée qu’à l’automne 1906. Réorganisé le 16 avril 1912, le Régiment est quand même désaffecté le 1er avril 1914 et n’est reconstitué que le 1er octobre 1915.

Première guerre mondiale

Première Guerre mondiale 1914 – 1918

Au moment où éclate la Première guerre mondiale, en août 1914, le Gouvernement canadien propose d’envoyer un Corps expéditionnaire pour combattre auprès des Troupes britanniques. La mobilisation de la « Canadian Expeditionary Force » (CEF) marque donc la formation d’une nouvelle Force active pour servir outre-mer en temps de guerre.

Le Régiment de Trois-Rivières, comme toutes les autres unités de milice, n’est pas mobilisé. II contribue cependant à la mobilisation du 178e Bataillon canadien-français d’outre-mer (Corps expéditionnaire canadien), le 12 janvier 1916. Commandé par le Lieutenant-colonel R. de la Bruère Girouard, le 178e a pour devise « Vouloir c’est pouvoir ». Son territoire de recrutement couvre les Districts militaires nos 4 et 5 au Québec et l’est de l’0ntario. Son quartier-général est établi à Victoriaville.

Embarque à Halifax le 3 mars 1917, le 178e arrive au port de Liverpool en Angleterre le 15 mars de la même année. Le lendemain, le 178e est dissout, comme la plupart des bataillons canadiens envoyés outre-mer, pour fournir des renforts aux unités canadiennes déjà sur place, dont les 22e (qui deviendra plus tard le Royal 22e Régiment) et 24e Bataillon. Il est ainsi absorbé par le « 10thReserve Battalion-CEF ». Par un concours de circonstances, les diverses sous-unités du 178e participent à la bataille d’AMIENS en France. Ayant pris le nom de « The Three Rivers Regiment », le 1er avril 1920, l’Unité est réorganisée le 15 août 1921. Le Régiment continue de perpétuer le 178e Bataillon et peut maintenant arborer l’honneur de bataille « AMIENS » au centre de son guidon.

Entre deux guerres

Pendant les années de l’entre-deux-guerres, le Canada manifeste assez peu d’intérêt pour les questions militaires.  En 1922, les budgets sont considérablement réduits.  Très peu de matériel est acheté et les miliciens doivent s’entraîner avec l’équipement désuet de la Première guerre.

Cependant, en 1936, le gouvernement adopte un programme de réarmement. Afin d’obtenir une plus grande efficacité, plusieurs modifications sont apportées à l’organisation de la Milice.  Le nombre d’unités d’infanterie est diminué et les premières unités blindées sont créées.  Ainsi, la même année, le Régiment se distingue au sein de la milice canadienne comme étant une unité d’infanterie depuis sa fondation.  Il est choisi, avec cinq autres unités de milice, pour se convertir en régiment de véhicules blindés, et ce, grâce au colonel F.F. Worthington, fondateur du Corps blindé canadien.  Le 15 décembre 1936, il devient alors «The Three Rivers Regiment (Tank)».

La conversion ne peut, cependant, pas s’effectuer correctement, faute d’équipement approprié. En effet, le Régiment n’a pas de chars disponibles.  En 1938, l’entraînement est donc improvisé à l’aide de véhicules hétéroclites jusqu’à ce que des chars légers Vicker MK V1 soient expédiés à l’École des véhicules blindés.  Le Canada n’est donc pas prêt à entrer en guerre lorsqu’elle éclate en septembre 1939.  La milice est presque désertée, mal entraînée et sans matériel.

Deuxième guerre mondiale

L’avance vers Florence

Après la prise de Rome, l’avance en Italie se poursuit au nord-ouest en direction de Florence. Le Régiment appuie successivement plusieurs formations alliées dont les 78e, 4e, 5e et 6e Divisions britanniques, les Divisions néo-zélandaise, sud-africaine et indienne ainsi que la 231e Brigade indépendante de Malte.

Du 24 au 30 juin, au cours de l’engagement à la Ligne TRASIMENE, le Régiment combat en tête avec la 28e Brigade puis la 10e Brigade d’infanterie britannique de la 4e D.I.B.. Le 28 juin, jour de la percée finale de la Ligne Trasimene, l’escadron C brille tout particulièrement en repoussant des contre-attaques farouches de la 1ère Division allemande de parachutistes (la même qu’à Ortona) au nord de Casalmaggiore. C’est à cette ligne de défense ennemie que l’Unité subit les plus lourdes pertes de son histoire: 22 tués (dont cinq officiers) et 44 blessés ainsi que 22 chars mis hors de combat dont 16 des 20 chars de l’escadron C. De plus, au cours de cet engagement, cinq cavaliers, qui constituaient l’équipage d’un char, sont faits prisonniers. Ils comptent parmi les seuls membres du Régiment de Trois-Rivières à être capturés au cours de la Deuxième guerre. La plupart de ces pertes sont attribuées à une nouvelle arme antichar des parachutismes allemands, le « Faustpatrone 1 » (un des quatre modèles de poing antichar « Panzerfaust »), très supérieur au P.I.A.T. (Projector Infantry Anti-Tank) britannique et au bazooka américain.

Après l’écrasement de la Ligne Arezzo, le 17 juillet 1944, l’escadron A, accompagnant un bataillon de la 10e Brigade, complète sa dernière opération près de Ricasoli alors qu’un détachement de la Division des panzers « Herman Goering » est surpris et capturé le 21 juillet. Lors de l’avance du 27 juillet sur l’Arno, à l’ouest de Florence, le Régiment supporte la 21e Brigade d’infanterie indienne dans l’assaut final qui balaie la rive sud de ce fleuve.

Après une courte période de repos, le Régiment grimpe les Apennins au-delà de Florence et appuie de nouveau la 78e Division d’infanterie britannique qui tente, tout comme ses voisines, une percée vers Bologne (on distingue celle-ci par temps clair, ce qui est plutôt rare). Les difficultés inhérentes aux larges et profondes crevasses montagneuses, ainsi qu’à l’absence de routes carrossables et les pluies automnales incessantes auxquelles succède un hiver hâtif et rigoureux, font échouer les nombreuses attaques de la 78e D.I.B. et de la 88e Division d’infanterie américaine que le 12th CAR appuie sur son flanc gauche.

Nord-Ouest de l’Europe

Tôt en février 1945, toutes les troupes canadiennes reçoivent l’ordre de se concentrer dans le nord-ouest de l’Europe. Les chars du Régiment sont transportés jusqu’à Livourne d’où ils prennent la mer. Débarqué à Marseille en France le 6 mars, le Régiment est transféré en Belgique pour être ré-équipé avec des Shermans armés de longs canons de 17 livres (environ 8 kilos) chacun. Deux escadrons sont affectés à l’occupation des tranchées le long du Waal, à l’ouest d’Arnhem. Peu après, ayant assumé son rôle d’unité blindée, le 12th CAR traverse le Rhin, oblique au nord en Allemagne, tourne vers l’ouest et retraverse la frontière hollandaise vers Enschede. Après avoir couvert un front de 15 milles (24 km) entre Zutphen et Doesburg sur la rivière Yssel, le Régiment appuie la 1ère Division canadienne dans l’assaut du 1er avril et dans la bataille d’APPELDOORN. Il se rend jusqu’à Amersfoort puis jusqu’à la Ligne Grebbe.

Le 27 avril, les combats cessent alors que le Royal 22e Régiment brise une dernière poche de résistance avec l’aide du Three Rivers Regiment. C’est ainsi que le Régiment termine une période d’opérations presque continue qui a duré près de deux ans, au cours desquels il s’est mérité 23 citations d’honneur: plus que le double de toute autre unité blindée du Canada. Par ailleurs, le Régiment revendique l’honneur d’être la seule unité du Commonwealth à avoir combattu aux côtés de toutes les Armées alliées sur les fronts d’Europe et d’avoir passé la période de cinq mois et 19 jours consécutifs sans être relevés.

Après la capitulation allemande, en mai 1945, le Régiment, toujours commandé par le Lieutenant-colonel Fernand L. Caron, séjourne aux environs de Rotterdam, Haarlem, Delft et finalement à Dokkum près des îles de la Frise, jusqu’à son retour en Angleterre en septembre, puis au Canada en novembre.

Débarquement en Sicile (juillet 43)

Italie 1943-1945

L’unité demeure en Sicile jusqu’au 24 septembre 1943 alors qu’elle est expédie à Tarente en Italie. Elle réintègre ses péniches quelques jours plus tard pour être envoyée dans la baie de Manfredonia. À peine débarqué, le Régiment entre en action avec la 78e Division britannique. Sa première victoire est celle de TERMOLIl 6 octobre: à l’ouest, l’escadron C affronte de forts barrages de tirs antichar et détruit sept chars ennemis au prix de quatre des siens; l’escadron B, au centre de l’attaque, supportant la 38e Brigade irlandaise, détruit quatre chars ennemis. Ceux-ci constituaient la menace principale à Termoli. Retardé par les lentes péniches de débarquement LCT (« Landing Craft Tank ») et soumis constamment à la mitraille de la Luftwaffe, l’escadron A (en relève de l’escadron B à court d’obus) tire sur tout ce qui bouge et chasse les chars allemands Pz-Kpfw 1V (Panzerkampfwagen) au-delà du champ d’opération, vers le nord. Lors de cette bataille, les pertes du Régiment se chiffrent à neuf tués et blessés. A cette occasion, sa réputation en tank que meilleure unité blindée, ne fait que se confirmer. Ainsi. le commandant de la Brigade irlandaise présente au major Jimmy Walker. commandant de l’escadron B, son fanion de brigade en guide de tribut. En effet, l’arrivée rapide du Régiment de Trois-Rivières a empêché cette Division britannique d’être rejetée à la mer.

Du 15 au 29 décembre 1943 a lieu la bataille d’ORTONA, alors que la 1ère Division d’infanterie canadienne entreprend l’assaut final de la ville contre la 1ère Division allemande de parachutistes qui offre une forte résistance. Les pertes du Régiment, lors de cette bataille, s’élèvent à 12 tués, 21 blessés, cinq chars Sherman détruits et une douzaine d’autres endommagés.

Au début de 1944, l’effort principal des Forces alliées en Italie est concentré à l’ouest des Apennins en vue de l’offensive sur Rome. En mars, sous le commandement du Lieutenant-colonel Fernand L. Caron qui vient de succéder aux lieutenants-colonels E.L. Booth (promu commandant de la 4e Brigade blindée canadienne) et J.F. Bingham, le Régiment pousse vers l’ouest et participe aux opérations du mont CASSINO, avec le Corps blindé polonais. Les combats dans la ville du même nom se déroulent dans et à travers les caves et les immondices déversent par les égouts crevés.

Poursuivant leur avance en Italie, les Forces canadiennes lancent une offensive, en mai, dans la Vallée du Liri afin de percer les LIGNES GUSTAV et HITLER qui demandent des assauts répétés. Le Régiment apporte son soutien à la 8e Division d’infanterie indienne et à la 1ère Division d’infanterie canadienne. Appuyant la 3eBrigade d’infanterie canadienne, commandée par le Brigadier-général Paul Bernatchez (ex-commandant du Royal 22e Régiment) et le 4th PLDG (régiment de reconnaissance de la 1ère Division d’infanterie canadienne), le 12th Canadian Armoured Regiment fonce au travers de la Ligne Hitler, près du Corps français, et débouche sur les arrières ennemis. Ces derniers se retirent précipitamment de toute la ligne prétendue invincible, afin d’éviter l’encerclement. Finalement, du 14 au 26 mai 1944, le Régiment compte 20 tués et blessés, 17 chars perdus sur des mines ou détruits par des obus et sept autres hors d’usage par suite de troubles mécaniques.

L’après-guerre 1946-1968

Le 30 novembre 1945, les forces actives du Régiment sont démobilisées. L’année suivante, I’unité de milice reprend son rôle d’avant-guerre: elle constitue une force de réserve et de soutien au pouvoir civil. Par conséquent, 1’Unité est redésignée régiment antichar et prend le nom de « 46th Anti-Tank Regiment, The Three Rivers Regiment » le 1er avril 1946.

De 1946 à 1950, le Commandant du Régiment, le Lieutenant-colonel Frank Spénard, instaure les cours en français. Cette pratique, qui avait été d6laissée vers 1930, sera poursuivie par tous les commandants.

Le 19 juin 1947, l’Unité trifluvienne reprend son titre d’unité blindée d’avant-guerre sous le nom de « 24th Canadian Armoured Regiment, The Three Rivers Regiment » (une autre unité blindée canadienne, le Régiment de Sherbrooke, ayant déjà choisi le numéro 12). Un peu moins de deux ans plus tard, soit le 4 février 1949, le Régiment adopte son appellation française « Le Régiment de Trois-Rivières, 24thCanadian Armoured Regiment », ce qui constitue enfin une reconnaissance de son origine québécoise. Depuis, le Régiment a conservé sa distinction française. Le 19 mai 1958, son nom est de nouveau modifié en celui de « Le Régiment de Trois-Rivières, RCAC »..

Entre-temps, soit à l’été de 1950, le Régiment lève une troupe de chars pour le service en Corée. Cette guerre se termine en 1953 sans que le Régiment ait été appelé.

Au début des années soixante, le rôle primaire de la Milice canadienne est changé au moment où elle doit prendre une part active à la Protection civile. On concentre les efforts à cet effet. Toutefois, cette phase est de courte durée. A peu près à la même époque, soit le 23 septembre 1963, le Régiment de Trois-Rivières scelle une alliance avec le « Royal Tank Régiment » de Londres en Angleterre, alliance approuvée par S.M. La Reine Elizabeth II. Les cérémonies se déroulent à Trois-Rivières en présence du Major-général H.M. Liardet, Colonel-commandant représentant le « Royal Tank Regiment » et le Lieutenant-colonel Roland Gauthier, commandant du Régiment de Trois-Rivières. En 1964, le Régiment reprend son entraînement régulier afin de bien remplir son rôle d’unité blindée. Depuis les années soixante, l’entraînement des miliciens trifluviens se poursuit sans relâche. La formation et l’instruction atteignent un niveau des plus satisfaisants.

En 1967, dans le cadre des fêtes du centenaire de la Confédération canadienne, tes Forces Canadiennes veulent apporter leur contribution en permettant à des unités de Réserve d’élaborer un programme visant à présenter aux villes des démonstrations militaires. Le Régiment de Trois-Rivières (RCAC) est désigné par le quartier-général de 1’Est du Québec pour former un Peloton du Centenaire compose de 30 miliciens (un officier, un sergent, trois caporaux et 25 hommes) ayant pour but d’effectuer une tournée à travers la Mauricie (Trois-Rivières, Berthierville, Batiscan et La Tuque) et de présenter deux spectacles à la population: les cérémonies de Feu de joie et de la Retraite suivies d’un concert militaire exécuté par la fanfare du Régiment.

Nord-Ouest de l’Europe

Tôt en février 1945, toutes les troupes canadiennes reçoivent l’ordre de se concentrer dans le nord-ouest de l’Europe. Les chars du Régiment sont transportés jusqu’à Livourne d’où ils prennent la mer. Débarqué à Marseille en France le 6 mars, le Régiment est transféré en Belgique pour être ré-équipé avec des Shermans armés de longs canons de 17 livres (environ 8 kilos) chacun. Deux escadrons sont affectés à l’occupation des tranchées le long du Waal, à l’ouest d’Arnhem. Peu après, ayant assumé son rôle d’unité blindée, le 12th CAR traverse le Rhin, oblique au nord en Allemagne, tourne vers l’ouest et retraverse la frontière hollandaise vers Enschede. Après avoir couvert un front de 15 milles (24 km) entre Zutphen et Doesburg sur la rivière Yssel, le Régiment appuie la 1ère Division canadienne dans l’assaut du 1er avril et dans la bataille d’APPELDOORN. Il se rend jusqu’à Amersfoort puis jusqu’à la Ligne Grebbe.

Le 27 avril, les combats cessent alors que le Royal 22e Régiment brise une dernière poche de résistance avec l’aide du Three Rivers Regiment. C’est ainsi que le Régiment termine une période d’opérations presque continue qui a duré près de deux ans, au cours desquels il s’est mérité 23 citations d’honneur: plus que le double de toute autre unité blindée du Canada. Par ailleurs, le Régiment revendique l’honneur d’être la seule unité du Commonwealth à avoir combattu aux côtés de toutes les Armées alliées sur les fronts d’Europe et d’avoir passé la période de cinq mois et 19 jours consécutifs sans être relevés.

Après la capitulation allemande, en mai 1945, le Régiment, toujours commandé par le Lieutenant-colonel Fernand L. Caron, séjourne aux environs de Rotterdam, Haarlem, Delft et finalement à Dokkum près des îles de la Frise, jusqu’à son retour en Angleterre en septembre, puis au Canada en novembre

Italie 1943-1945

L’unité demeure en Sicile jusqu’au 24 septembre 1943 alors qu’elle est expédie à Tarente en Italie. Elle réintègre ses péniches quelques jours plus tard pour être envoyée dans la baie de Manfredonia. À peine débarqué, le Régiment entre en action avec la 78e Division britannique. Sa première victoire est celle de TERMOLIl 6 octobre: à l’ouest, l’escadron C affronte de forts barrages de tirs antichar et détruit sept chars ennemis au prix de quatre des siens; l’escadron B, au centre de l’attaque, supportant la 38e Brigade irlandaise, détruit quatre chars ennemis. Ceux-ci constituaient la menace principale à Termoli. Retardé par les lentes péniches de débarquement LCT (« Landing Craft Tank ») et soumis constamment à la mitraille de la Luftwaffe, l’escadron A (en relève de l’escadron B à court d’obus) tire sur tout ce qui bouge et chasse les chars allemands Pz-Kpfw 1V (Panzerkampfwagen) au-delà du champ d’opération, vers le nord. Lors de cette bataille, les pertes du Régiment se chiffrent à neuf tués et blessés. A cette occasion, sa réputation en tank que meilleure unité blindée, ne fait que se confirmer. Ainsi. le commandant de la Brigade irlandaise présente au major Jimmy Walker. commandant de l’escadron B, son fanion de brigade en guide de tribut. En effet, l’arrivée rapide du Régiment de Trois-Rivières a empêché cette Division britannique d’être rejetée à la mer.

Du 15 au 29 décembre 1943 a lieu la bataille d’ORTONA, alors que la 1ère Division d’infanterie canadienne entreprend l’assaut final de la ville contre la 1ère Division allemande de parachutistes qui offre une forte résistance. Les pertes du Régiment, lors de cette bataille, s’élèvent à 12 tués, 21 blessés, cinq chars Sherman détruits et une douzaine d’autres endommagés.

Au début de 1944, l’effort principal des Forces alliées en Italie est concentré à l’ouest des Apennins en vue de l’offensive sur Rome. En mars, sous le commandement du Lieutenant-colonel Fernand L. Caron qui vient de succéder aux lieutenants-colonels E.L. Booth (promu commandant de la 4e Brigade blindée canadienne) et J.F. Bingham, le Régiment pousse vers l’ouest et participe aux opérations du mont CASSINO, avec le Corps blindé polonais. Les combats dans la ville du même nom se déroulent dans et à travers les caves et les immondices déversent par les égouts crevés.

Poursuivant leur avance en Italie, les Forces canadiennes lancent une offensive, en mai, dans la Vallée du Liri afin de percer les LIGNES GUSTAV et HITLER qui demandent des assauts répétés. Le Régiment apporte son soutien à la 8e Division d’infanterie indienne et à la 1ère Division d’infanterie canadienne. Appuyant la 3eBrigade d’infanterie canadienne, commandée par le Brigadier-général Paul Bernatchez (ex-commandant du Royal 22e Régiment) et le 4th PLDG (régiment de reconnaissance de la 1ère Division d’infanterie canadienne), le 12th Canadian Armoured Regiment fonce au travers de la Ligne Hitler, près du Corps français, et débouche sur les arrières ennemis. Ces derniers se retirent précipitamment de toute la ligne prétendue invincible, afin d’éviter l’encerclement. Finalement, du 14 au 26 mai 1944, le Régiment compte 20 tués et blessés, 17 chars perdus sur des mines ou détruits par des obus et sept autres hors d’usage par suite de troubles mécaniques.

 

L’Après-Guerre 1946-1968

Le 30 novembre 1945, les forces actives du Régiment sont démobilisées. L’année suivante, I’unité de milice reprend son rôle d’avant-guerre: elle constitue une force de réserve et de soutien au pouvoir civil. Par conséquent, 1’Unité est redésignée régiment antichar et prend le nom de « 46th Anti-Tank Regiment, The Three Rivers Regiment » le 1er avril 1946.

De 1946 à 1950, le Commandant du Régiment, le Lieutenant-colonel Frank Spénard, instaure les cours en français. Cette pratique, qui avait été d6laissée vers 1930, sera poursuivie par tous les commandants.

Le 19 juin 1947, l’Unité trifluvienne reprend son titre d’unité blindée d’avant-guerre sous le nom de « 24th Canadian Armoured Regiment, The Three Rivers Regiment » (une autre unité blindée canadienne, le Régiment de Sherbrooke, ayant déjà choisi le numéro 12). Un peu moins de deux ans plus tard, soit le 4 février 1949, le Régiment adopte son appellation française « Le Régiment de Trois-Rivières, 24thCanadian Armoured Regiment », ce qui constitue enfin une reconnaissance de son origine québécoise. Depuis, le Régiment a conservé sa distinction française. Le 19 mai 1958, son nom est de nouveau modifié en celui de « Le Régiment de Trois-Rivières, RCAC »..

Entre-temps, soit à l’été de 1950, le Régiment lève une troupe de chars pour le service en Corée. Cette guerre se termine en 1953 sans que le Régiment ait été appelé.

Au début des années soixante, le rôle primaire de la Milice canadienne est changé au moment où elle doit prendre une part active à la Protection civile. On concentre les efforts à cet effet. Toutefois, cette phase est de courte durée. A peu près à la même époque, soit le 23 septembre 1963, le Régiment de Trois-Rivières scelle une alliance avec le « Royal Tank Régiment » de Londres en Angleterre, alliance approuvée par S.M. La Reine Elizabeth II. Les cérémonies se déroulent à Trois-Rivières en présence du Major-général H.M. Liardet, Colonel-commandant représentant le « Royal Tank Regiment » et le Lieutenant-colonel Roland Gauthier, commandant du Régiment de Trois-Rivières. En 1964, le Régiment reprend son entraînement régulier afin de bien remplir son rôle d’unité blindée. Depuis les années soixante, l’entraînement des miliciens trifluviens se poursuit sans relâche. La formation et l’instruction atteignent un niveau des plus satisfaisants.

En 1967, dans le cadre des fêtes du centenaire de la Confédération canadienne, tes Forces Canadiennes veulent apporter leur contribution en permettant à des unités de Réserve d’élaborer un programme visant à présenter aux villes des démonstrations militaires. Le Régiment de Trois-Rivières (RCAC) est désigné par le quartier-général de 1’Est du Québec pour former un Peloton du Centenaire compose de 30 miliciens (un officier, un sergent, trois caporaux et 25 hommes) ayant pour but d’effectuer une tournée à travers la Mauricie (Trois-Rivières, Berthierville, Batiscan et La Tuque) et de présenter deux spectacles à la population: les cérémonies de Feu de joie et de la Retraite suivies d’un concert militaire exécuté par la fanfare du Régiment.

Chroniques de guerre Charles Prieur (Francais-Anglais)

Le 12e RBC - De 1968 à aujourd'hui

Suite à l’unification et à réorganisation de toutes les Forces armées canadiennes, et d’après une recommandation du Général Jean-Victor Allard, Chef de l’État-major de la Défense nationale. à l’effet de former un groupement de combat francophone, le ministre de la Défense nationale, l’Honorable Léo Cadieux, promulgue, le 6 mai 1968, la formation d’un nouveau régiment à titre d’unité de la Force régulière, apparenté au Régiment de Trois-Rivières: le 12e Régiment blindé du Canada.

Le Régiment de Valcartier devient, dans un même temps, l’élément blindé du 5e Groupement de Combat nouvellement formé et cantonné à la base de Valcartier. Il se forme rapidement, puisant ses effectifs dans The Royal Canadian Dragoons, The Lord Strathcona’s Horse, The 8th Canadian Hussars (Princess Louise’s), The Fort Garry Horse et le Royal 22e Régiment. Cette nouvelle unité, commandée par le lcol J.P. LaRose, adopte l’histoire, les coutumes et traditions du 12th Canadian Armour Regiment (TRR) et perpétue les honneurs de bataille du 12th CAR et donc du 178eBataillon canadien-français. Par conséquent, le 12e Régiment blindé du Canada sera composé d’un régiment régulier à Valcartier et un régiment réserviste à Trois-Rivières.

Depuis 1973, le 12e Régiment blindé du Canada ou une de ses sous-unités a servi à 9 reprises dans des missions de l’Organisation des nations unies (ONU) et une fois avec l’OTAN. Il a servi 4 fois à Chypre (en 1973, 1977, 1983 et 1990), et a fourni un escadron composé d’une trentaine de ses membres au Cambodge en 1992. Il a fourni trois (3) fois un esc en ex-Yougoslavie avec le FORPRONU dont les escadrons suivants: escadron A en 1992 en Croatie et Bosnie avec le GT 2RCR; escadron D en 1993 en Bosnie avec le GT 2R22eR; et escadron D en 1995 en Bosnie avec le GT 3R22eR. L’escadron A s’est déployé en 1996 en Bosnie avec la 5e Groupe brigade multinationale canadienne sous l’égide du Implementation Force (IFOR) de l’OTAN. Finalement, le Régiment moins l’escadron D a participé comme groupement régimentaire en ex-Yougoslavie de novembre 1993 à mai 1994. Le 12e RBC est l’unité qui a servi le plus grand nombre de fois en ex-Yougoslavie comme escadron et groupement tactique (régimentaire) comparativement à tout autre unité dans les Forces canadiennes.

À partir de 2004, le Régiment a déployé des éléments de reconnaissance et de chars sur six rotations tant à Kaboul (OP ARCHER) que dans la province de Kandahar dans le cadre l’OP ATHÉNA. Il a également commandé l’Équipe de liaison et mentorat (ELMO) en 2006-07, le Provincial reconstruction team (PRT) en 2009 et le 404 Maywand (QG police afghane) en 2010-11 en plus de fournir un nombre impressionnant de personnel pour les QG tactique à Kaboul, de brigade (Task Force Kandahar) et de groupements tactiques. Le Régiment de Trois-Rivières a également contribué à la mission en Afghanistan en fournissant du personnel pour l’ESN et dans le domaine de la coopération civilo-militaire. En 2012, le Régiment a participé à l’OP ATTENTION dans le nord de l’Afghanistan où les membres ont effectué de la formation auprès de l’armée afghane.

À ajouter aux contributions de l’unité et ses sous-unités sont ceux des membres individuels du Régiment. Nous fourni du personnel dans plusieurs missions de l’ONU autour du monde entier, y compris: Indochine, Égypte, Israël, Liban, Syrie, Jordanie, Pakistan, Sahara Occidental, Nicaragua, Irak, Zaire, Congo, Mali et Haiti (1996 et 2010).

Tragiquement, tous ces déploiements n’étaient pas accomplis sans la sacrifice ultime de sept de nos soldats. Nous nous souvenons de nos camarades suivants: le capt C.E. Laviolette, Indochine le 7 avril 1973; le sergent J.R.A. Dupont, Sherbrooke Hussars, Chypre le 23 avril 1977; le cpl P.D. Galvin, Sherbrooke Hussars, Bosnie le 29 novembre 1993; le cplc L.P.S. Langevin, Bosnie le 29 novembre 1993; le cpl J.F.Y. Rousseau, Bosnie le 25 septembre 1995; le cpl R Renaud, Kandahar le 15 janvier 2008 et le cpl K. Blais à Kandahar le 13 avril 2009. Le Régiment a également une multitude de blessés physiques et psychologiques suite à ses missions.

Autre que les missions sous l’égide des nations unies et de l’OTAN, le Régiment a participé à plusieurs opérations domestique d’envergure, y compris: une opération de sécurité interne à Montréal, OP ESSAY, durant la crise d’octobre en 1970; la sécurité des installations et des athlètes olympiques, OP GAMESCAN, en 1976 à Montréal; la garde à l’extérieur du complexe des prisons de Saint-Vincent-de-Paul, OP PROMENADE / LUTE, à Montréal; OP SALON durant la crise d’Oka en 1990; OP SAGUENAY pour aider les sinistrés au Saguenay Lac St-Jean lors des inondations à l’été 1996 et en 1998, à l’OP RÉCUPERATION pour aider les sinistrés de la région de Montréal suite à une tempête de verglas et une panne d’électricité régionale.

Au niveau d’évaluation de l’état opérationnel, le Régiment a remporté à cinq reprises en neuf participation la compétition nationale RAMSHEAD, un record inégalé depuis. Il a également gagné la compétition de reconnaissance MERRITT deux fois en quatre participations.

Le Régiment a vécu une évolution dans sa disposition et son équipement. À son départ le 6 mai 1968, le Régiment est constitué d’un escadron de commandement et de l’escadron A équipé de véhicules Ferret. En 1973 le Régiment compte quatre escadrons en plus du poste de commandement à savoir l’escadron A équipé de véhicules Lynx, les escadrons B et C équipés de véhicules Ferret et l’escadron hors rangs. En 1979 le Régiment reçoit une flotte de COUGARS, un véhicules à roues avec un canon de 76 mm. qui deviendra le véhicule principal du Régiment jusqu’en 1996 où le Cougar et le Lynx seront remplacés par le véhicule COYOTE muni d’une suite de surveillance et d’un canon de 25mm. C’est à la fin des années 90 que l’escadron C sera désactivé. Le Régiment de Trois-Rivières conservera les Cougars jusqu’à la fin des années 90 où il passera de la chasse vers la reconnaissance blindée avec le véhicule léger G-WAGON. Avec la désactivation de la 4e Brigade en Allemagne au début des années 90, le Régiment de Valcartier reçoit des chars Léopard 1 en 1993 Valcartier à l’été 1993. L’escadron B devient l’escadron de chars du Régiment alors que les escadrons A et D opèrent avec le Coyote.

En 2004, suite à une restructure de l’Armée, le Régiment de Valcartier perd ses chars et devient entièrement reconnaissance. Il faudra attendre en 2006 pour qu’une troupe de chars soit réactivée et attachée au LdSH (RC) lors de la roto 4 à Kandahar en Afghanistan. Cette troupe opérera sur le LÉOPARD 2 A6M. L’année 2009 marquera le retour d’un escadron de chars au Régiment qui réactive alors l’escadron C pour un déploiement en Afghanistan en 2010-2011. L’escadron C opérera avec le LÉOPARD 2 A4M et le LÉOPARD 2 A6M. Finalement, suite à une autre restructure de l’Armée et du Corps blindé, les chars quittent à nouveau Valcartier à l’été 2012 afin de former un escadron conjoint avec le RCD à Gagetown où une cinquantaine de 12e sont présentement affectués. La configuration actuelle du Régiment de Valcartier est de deux escadrons de reconnaissance blindée (dont un est affecté à la tâche de reconnaissance pour la Brigade), d’un demi escadron dont la tâche est de supporter les autres escadrons et de l’escadron de commandement et services. Le Régiment de Trois-Rivières est, quant à lui, composé d’un escadron de reconnaisance et d’un escadron commandement et services. Il est l’un des régiments de réserve les plus actifs au sein de l’Armée et il est responsable des autres unités blindées de la 35e Brigade.

Le 12e Régiment blindé du Canada a été jumulé au 12e Régiment de Chasseurs de Sedan, France, entre 1972 à 1984, suivi du 8e Régiment de Hussards d’Altkirch dans la région d’Alsace, France, entre juin 1984 à juillet 1993, et depuis au 2e Régiment de Hussards de Sourdun, France. De plus, le Régiment est allié avec le Royal Tank Regiment de Bovington, Angleterre, de par le jumelage de ce dernier avec le Régiment de Trois-Rivières le 23 septembre 1963.

Tradition

Toast au régiment

(Toast fait à l’occasion du Dîner régimentaire de l’Association des Vétérans du 12th CAR tenu à Ottawa le 25 octobre 1995)

« Le Régiment n’est pas les Officiers et les hommes qui y servent. Le Régiment n’est pas les Officiers et les hommes qui l’ont fondé, ou ceux qui y ont servi en période de guerre et de paix; le Régiment n’est pas seulement ces Officiers et ces hommes qui vont porter fièrement son nom dans les années futures. Le Régiment est beaucoup plus que ceux qui y servent. Ça prendrait un porte parole nettement plus éloquent que moi afin de vous définir adéquatement cette chose intangible que nous honorons en ce moment.

Le Régiment c’est la tradition – le Régiment c’est le service – le Régiment c’est l’amour du pays – le Régiment c’est notre indéfectible loyauté à la Couronne et tout ce qu’elle représente – le Régiment est avant tout une passion. Ceux qui y ont servi hier, ceux qui servent aujourd’hui et ceux qui y serviront demain ont ajouté et continueront d’ajouter honneur et prestige. Ils sont honorés de cette opportunité. D’année en année les visages parmi les rangs changent. D’année en année les jeunes hommes et jeunes femmes se présenteront pour prendre la place des anciens, mais le Régiment continue. Quand tout ne sera plus qu’un souvenir, le Régiment sera là – prestigieux par son passé, toujours prêt pour de nouveaux défis. »

Brigadier William Murphy

Commandant

1ère Brigade blindée canadienne

Remerciements à M.Tojo Griffiths

Insignes de col

Le 12e Régiment blindé du Canada (seule unité blindée de la Force régulière ayant un nom de langue française) est le seul régiment qui continue d’observer la tradition de porter, sur les cols de veston de son uniforme, les armoiries de sa ville d’origine (Trois-Rivières) comme emblème. Le Régiment se voit conférer le « Droit de cité » par la ville de Trois-Rivières en 1978.

LE BLASON : D’azur (bleu) à un chevron d’argent, chargé d’une fleur de lys du premier, et accompagné de trois poissons du deuxième (deux en chef, un en pointe).

LES ORNEMENTS EXTÉRIEURS : L’écu, timbré d’un castor sur son écot (tronc d’arbre) au naturel, et soutenu de deux rinceaux (branches) de feuilles d’érable de sinople (couleur verte) croisés en pointe en sautoir (en croix) : sur une liste (banderole) d’argent, la devise : « DEUS NOBISCUM QUIS CONTRA ».

Soldats disparus

La table aux soldats disparus.

Vous avez sûrement remarqué la table seule au bout de l’allée centrale. Elle ait mise pour symboliser des personnes très chères à nos yeux… nos camarades disparus. Elle est là pour nous remémorer leurs efforts, nous rappeler que certains membres de notre profession sont tombés aux combats. Ils sont incapables d’être parmi nous, mais nous voulons souligner leur sacrifice ultime.

Cette table, à un couvert simple… elle représente la fragilité de nos camarades face à l’oppression.

La nappe qui la couvre est blanche… elle symbolise la pureté de leurs intentions à répondre à l’appel aux armes de leur nation.

La rose, représente les familles et leurs bien-aimés qui continuent à garder la foi en se rappelant leurs sacrifices.

Le ruban rouge entourant le vase signifie la détermination, détermination de se donner corps et âme pour une juste cause.

La tranche de citron est là pour nous rappeler l’amertume de leur bataille.

Le sel est un élément symbolisant les larmes des familles laissées dans le deuil.

Le verre est à l’envers … Ils ne peuvent pas festoyer avec nous.

La chaise est vide… Ils sont absents.

Souvenez-vous ! ! ! Tous ceux parmi vous qui avez servi avec eux ou qui vivent librement grâce à eux, souvenez-vous. La patrie comptait sur eux et ils ont donné leur vie pour la sauver. Ne les abandonnez pas, priez pour eux et continuez à les chérir. Nous nous souviendrons toujours d’eux. Mesdames et messieurs, nos camarades disparus.

Ladies and gentlemen, to fallen comrades.

Béret noir des unités blindées

Il existait jadis une coutume voulant que, après la bataille, le Régiment vainqueur adopte la coiffure du régiment vaincu, en guise de trophée. La tradition du béret noir, porté par les Blindés, semble provenir plutôt du Royal Tank Regiment qui a adopté le béret de l’Armée française au lieu de la casquette à visière, pour conduire les chars. En 1924, le béret noir devient le droit spécifique du Royal Tank Regiment. Il est donc autorisé dans l’Armée britannique et, conséquemment, dans l’Armée canadienne. Le 15 décembre 1936, le Three Rivers Regiment adopte donc le béret noir lorsqu’il passe de l’infanterie aux blindés.

Chansons

Marianne s’en va au moulin

Mariann’ s’en va-t-au moulin
Mariann’ s’en va-t-au moulin (bis)
C’est pour y faire moudre son grain
C’est pour y faire moudre son grain (bis)

À cheval sur son âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
À cheval sur son âne Catin,
s’en allant au moulin. (bis)

2. Le meunier, qui la voit venir
Le meunier, qui la voit venir (bis)
S’empresse aussitôt de lui dire
S’empresse aussitôt de lui dire (bis)

Attachez-donc votre âne,
ma p’tit mamzell’ Marianne,
Attachez-donc votre âne
Catin, par derrièr’ le moulin (bis)

3. Pendant que le moulin marchait
Pendant que le moulin marchait (bis)
Le loup à l’entour rôdait;
Le loup à l’entour rôdait; (bis)

Le loup a manger l’âne,
ma p’tit’ mamzell, Marianne,
Le loup a mangé l’âne Catin,
par derrièr’ le moulin. (bis)

4. Mariann’ se mit à pleurer
Mariann’ se mit à pleurer (bis)
Cent écus d’or lui a donnés;
Cent écus d’or lui a donnés; (bis)

Pour acheter un âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
Pour acheter un âne Catin,
par derrièr’ le moulin. (bis)

5. Son père qui la voit venir,
Son père qui la voit venir, (bis)
Ne put s’empêcher de lui dire
Ne put s’empêcher de lui dire (bis)

Qu’avez-vous fait d’votre âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
Qu’avez-vous fait d’votre âne Catin,
en allant au moulin? (bis)

6. C’est aujourd’hui la Saint-Michel,
C’est auljourd’hui la Saint-Michel, (bis)
Que tous les ân’s changent de poil,
Que tous les ân’s changent de poil, (bis)

J’vous ramèn’ le même âne,
ma p’tit’ mamzell, Marianne,
J’vous ramèn’ le même âne Catin,
qui m’porta au moulin. (bis)

Couleurs réglementaires

  • L’AZUR : Le bleu est symbole de vérité, de justice, de fidélité et de loyauté. Il est tiré à la fois des couleurs des anciennes compagnies paroissiales de milice, des armoiries du gouverneur de Trois-Rivières, Pierre Boucher (fondateur de la milice canadienne), et de celles de la Ville de Trois-Rivières.
  • VIEIL OR: Cette couleur, qui symbolise la vie, la lumière, la sagesse, l’intuition et l’équilibre, est aussi celle de l’amitié et de la fraternité.
  • MARRON: Le rouge est la couleur du sang et du coeur. Elle incarne l’activité et la force et représente le sang versé par les combattants du Régiment lors de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que lors de ses missions successives, avec l’O.N.U. et l’O.T.A.N.
  • LE CASTOR SUR SON ÉCOT : symbolise l’esprit de travail et de tenacité.
  • LES TROIS POISSONS : chaque poisson symbolise une des trois rivières. Rappellent également les aborigènes de la région, les Attikamèques, dont le nom signifie en langue amérindienne « poisson blanc ».
  • LA FLEUR DE LYS : indique les origines françaises de la ville.
  • LES FEUILLES D’ÉRABLE : soulignent l’appartenance canadienne.
  • LE CHEVRON D’ARGENT : est extrait des armoiries de Pierre Boucher, premier gouverneur de Trois-Rivières et fondateur de la milice canadienne.
  • LA DEVISE : « DEUS NOBISCUM QUIS CONTRA » se traduit par :  » Si Dieu est avec nous qui sera contre nous? ». Verset tiré de l’épître 8-31 de Saint-Paul aux Romains.

Quand vous mourrez de nos amours

Quand vous mourrez de nos amours
J’irai planter dans le jardin
Fleur à fleurir de beau matin
Moitié métal, moitié papier
Pour me blesser un peu le pied
Mourez de mort très douce
Qu’une fleur pousse

Quand vous mourrez de nos amours
J’en ferai sur l’air de ce temps
Chanson chanteuse pour sept ans
Vous l’entendrez, vous l’apprendrez
Et vos lèvres m’en sauront gré
Mourez de mort très lasse
Que je la fasse

Quand vous mourrez de nos amours
J’en ferai deux livres si beaux
Qu’ils vous serviront de tombeau
Et m’y coucherai à mon tour
Car je mourrai le même jour
Mourez de mort très tendre
À les attendre

Quand vous mourrez de nos amours
J’irai me pendre avec la clef
Au crochet des bonheurs bâclés
Et les chemins par nous conquis
Nul ne saura jamais par qui
Mourez de mort exquise
Que je les dise

Quand vous mourrez de nos amours
Si trop peu vous reste de moi
Ne me demandez pas pourquoi
Dans les mensonges qui suivraient
Nous ne serions ni beaux ni vrais
Mourez de mort très vive
Que je vous suive