Histoire régimentaire

Un aperçu de notre histoire jusqu’à aujourd’hui

Histoire

Colonel du Régiment et anciens 12RBC Valcartier

GENRE

PRÉNOM

NOM

DATE DE DÉBUT

DATE DE FIN

CONDITION

COL DU RÉGT

DENIS

MERCIER

2016

EN FONCTION

ACTIF

M.

ALBERT

GEDDRY

2010

2016

RETRAITÉ

M.

PAUL

ADDY

2003

2010

RETRAITÉ

M.

JAMES

GERVAIS

1996

2003

RETRAITÉ

M.

MR

GAULIN

1987

1996

DÉCÉDÉ

M.

JPR

LAROSE

1979

1987

DÉCÉDÉ

M.

JEAN-VICTOR

ALLARD

1969

1979

DÉCÉDÉ

Commandant et anciens de Valcartier

M.

NICOLAS

LUSSIER-NIVISCHIUK

2021

EN FONCTION

ACTIF

M.

CÉDRIC

ASPIRAULT

2019

2021

ACTIF

M.

PHILIPPE

SAUVÉ

2017

2019

ACTIF

M.

ÉRIC

LANDRY

2015

2017

ACTIF

M.

PIERRE

HUET

2013

2015

ACTIF

M.

STÉPHANE

BOIVIN

2011

2013

ACTIF

M.

STEVE

LACROIX

2009

2011

ACTIF

M.

STÉPHANE

TREMBLAY

2007

2009

RETRAITÉ

M.

JEAN-MARC

LANTHIER

2005

2007

RETRAITÉ

M.

JOHN

FRAPPIER

2003

2005

RETRAITÉ

M.

GUY

MAILLET

2001

2003

RETRAITÉ

M.

JC

COLLIN

1999

2001

RETRAITÉ

M.

TERRY

DAVIS

1997

1999

DÉCÉDÉ

M.

JPPJ

LACROIX

1995

1997

RETRAITÉ

M.

DAVID

MOORE

1993

1995

RETRAITÉ

M.

RR

VANIER

1991

1993

RETRAITÉ

M.

MICHEL

MAISONNEUVE

1989

1991

RETRAITÉ

M.

MICHAEL

CAINES

1987

1989

RETRAITÉ

M.

GA

BORDET

1985

1987

RETRAITÉ

M.

DG

TAYLOR

1983

1985

RETRAITÉ

M.

GEORGE THOMAS

SERVICE

1981

1983

DÉCÉDÉ

M.

JG

RENY

1979

1981

RETRAITÉ

M.

PAUL

ADDY

1977

1979

RETRAITÉ

M.

ALBERT

GEDDRY

1975

1977

RETRAITÉ

M.

JAMES

GERVAIS

1973

1975

RETRAITÉ

M.

W.R.

CAMPBELL

1971

1973

DÉCÉDÉ

M.

CHARLES EUGÈNE

SAVARD

1969

1971

DÉCÉDÉ

M.

ROBERT

LAROSE

1968

1969

DÉCÉDÉ

Sergent-major et anciens de Valcartier

M.

PATRICK

BEAUPRÉ

2020

EN FONCTION

ACTIF

M.

MARCO

RONDEAU

2016

2020

RETRAITÉ

M.

WILLARD

BUCHANAN

2014

2016

RETRAITÉ

M.

JACQUES

ROY

2011

2014

RETRAITÉ

M.

DAVID

TOFTS

2009

2011

ACTIF

M.

PHILIPPE

TURBIDE

2007

2009

RETRAITÉ

M.

GILBERT

POIRIER

2005

2007

RETRAITÉ

M.

MARIO

BELCOURT

2002

2005

RETRAITÉ

M.

JEAN-BERNARD

ROBY

2000

2002

RETRAITÉ

M.

GUY

GAUDET

1998

2000

RETRAITÉ

M.

FLORIAN

ASSELIN

1995

1998

RETRAITÉ

M.

J.A.C.

HOULE

1993

1995

RETRAITÉ

M.

RAYMOND

CHAREST

1991

1993

RETRAITÉ

M.

RICK

TEMPLE

1989

1991

RETRAITÉ

M.

J.A.

ROBICHAUD

1987

1989

RETRAITÉ

M.

KH

MAYBEE

1984

1987

DÉCÉDÉ

M.

D.

FOURNIER

1982

1984

DÉCÉDÉ

M.

LARRY

PERRON

1980

1982

DÉCÉDÉ

M.

JGP

LUSSIER

1977

1980

DÉCÉDÉ

M.

J.E.

GRENON

1974

1977

DÉCÉDÉ

M.

P.

CAISSIE

1972

1974

RETRAITÉ

M.

L.A.J.

MURRAY

1970

1972

DÉCÉDÉ

M.

W.E.

DENOMMÉ

1968

1970

DÉCÉDÉ

Lieutenant-Colonel Honoraire et anciens TR 12RBC TR

LCOL(H).

MICHEL

DEVEAULT 

2020

EN FONCTION

ACTIF

M.

JULES

PINARD

2015

2020

ACTIF

M.

PIERRE

AYOTTE

2006

2015

RETRAITÉ

M.

GUY

LEBLANC

2004

2006

RETRAITÉ

M.

PIERRE

COUTURE

1997

2004

RETRAITÉ

M.

GILLES

SÉGUIN

1990

1997

RETRAITÉ

M.

M.

GAUTHIER

1987

1990

DÉCÉDÉ

M.

M

GAULIN

1984

1987

DÉCÉDÉ

M.

F.L.

CARON

1980

1984

DÉCÉDÉ

M.

F.W.

JOHNSON

1973

1980

DÉCÉDÉ

M.

F.N.

SPÉNARD

1964

1973

DÉCÉDÉ

M.

R

PELLERIN (2E BN)

1946

1960

DÉCÉDÉ

M.

J.G.

VINING

1931

1936

DÉCÉDÉ

Commandant et anciens TR

M.

SÉBASTIEN

ST-CYR

2022

    EN FONCTION

ACTIF

M.

STÉPHANE

CLOUÂTRE

2020

2022

RETRAITÉ

M.

BRUNO

BERGERON

2018

2020

RETRAITÉ

M.

FRANÇOIS

ROUSSEAU

2015

2018

RETRAITÉ

M.

STÉPHAN

LEBLANC

2010

2015

RETRAITÉ

M.

STEPHEN

YOUNG

2009

2010

ACTIF

M.

FRANÇOIS

CHEVRETTE

2005

2009

RETRAITÉ

M.

GRATIEN

LAMONTAGNE

2002

2005

RETRAITÉ

M.

JEAN-MARC

HAMELIN

1999

2002

RETRAITÉ

M.

PIERRE

BRUNEAU

1993

1999

RETRAITÉ

M.

JEAN-MAURICE

BERGERON

1989

1993

RETRAITÉ

M.

MICHEL

GRONDIN

1986

1989

RETRAITÉ

M.

YVON

ROBERGE

1982

1986

RETRAITÉ

M.

PIERRE

CÉCIL

1977

1982

RETRAITÉ

M.

ROBERT

GAUTHIER

1974

1977

RETRAITÉ

M.

ANDRÉ

ROUSSEAU

1971

1974

RETRAITÉ

M.

RICHARD

DUQUET

1968

1971

RETRAITÉ

M.

R.A.

PICHÉ

1964

1968

DÉCÉDÉ

M.

RA

GAUTHIER

1960

1964

DÉCÉDÉ

M.

L.A.

DUBUC

1956

1960

DÉCÉDÉ

M.

R.

LAROCQUE

1956

1956

DÉCÉDÉ

M.

F.I.

RITCHIE (JUNIOR)

1953

1956

DÉCÉDÉ

M.

F.W.

JOHNSON

1950

1953

DÉCÉDÉ

M.

F.N.

SPÉNARD

1946

1950

DÉCÉDÉ

M.

F

CARON

1944

1945

DÉCÉDÉ

M.

J.F.

BINGHAM

1944

1946

DÉCÉDÉ

M.

E.L.

BOOTH

1943

1944

DÉCÉDÉ

M.

G.E.A.

DUPUIS

1940

1940

DÉCÉDÉ

M.

R.

PELLERIN (2e BN)

1940

1944

DÉCÉDÉ

M.

J.G.

VINING

1940

1943

DÉCÉDÉ

M.

H.J.

KEATING

1936

1940

DÉCÉDÉ

M.

J.G.

VINING

1931

1936

DÉCÉDÉ

M.

W. A.

AIRD

1927

1931

DÉCÉDÉ

M.

R.

PELLERIN (2e BN)

1922

1927

DÉCÉDÉ

M.

F.I.

RITCHIE (SÉNIOR)

1921

1922

DÉCÉDÉ

M.

C.R.

WHITEHEAD

1915

1921

DÉCÉDÉ

M.

L.P.

MERCIER

1912

1914

DÉCÉDÉ

M.

G.A.

TESSIER

1906

1912

DÉCÉDÉ

M.

J.

HOULISTON

1900

1906

DÉCÉDÉ

M.

H.

DIXON

1893

1900

DÉCÉDÉ

M.

A.R.

DUFRESNE

1888

1893

DÉCÉDÉ

M.

A.F.

DAME

1885

1888

DÉCÉDÉ

M.

F.

HOUDE

1880

1884

DÉCÉDÉ

M.

F.X.

LAMBERT

1871

1880

DÉCÉDÉ

Sergent-major et anciens TR

M.

JEAN-ANDRÉ

  BOUCHER

2021

EN FONCTION

ACTIF

M.

DOMINIQUE

  PLOURDE

2017

2021

ACTIF

M.

JACQUES

HÉBERT

2013

2017

RETRAITÉ

M.

PAUL

LÉGER-FRÉCHETTE

2009

2013

RETRAITÉ

M.

RICHARD

BOISCLAIR

2004

2009

RETRAITÉ

M.

MARIO

CHEVALIER

2001

2004

RETRAITÉ

M.

RICHARD

BOISCLAIR

1997

2001

RETRAITÉ

M.

NORMAND

YOUNG

1995

1997

DÉCÉDÉ

M.

ANDRÉ

LABARRE

1990

1995

RETRAITÉ

M.

ANDRÉ

SAVARD

1986

1990

RETRAITÉ

M.

Y.

HOULE

1983

1986

DÉCÉDÉ

M.

JULIEN

ROBERGE

1978

1983

RETRAITÉ

M.

ROGER

LINTEAU

1976

1978

DÉCÉDÉ

M.

L.EO

YERGEAU

1972

1976

DÉCÉDÉ

M.

G.

HOULE

1965

1972

DÉCÉDÉ

M.

R.

PLOUFFE

1960

1965

DÉCÉDÉ

M.

R.

LAVERGNE

1955

1960

DÉCÉDÉ

M.

CONRAD

GILBERT

1949

1955

RETRAITÉ

M.

J.M.

BRUNO

1946

1949

DÉCÉDÉ

M.

F. R.

PRÉVOST

1944

1945

DÉCÉDÉ

M.

J

DAVIS

1939

1944

DÉCÉDÉ

M.

JD

AUDELIN (2E BN)

1939

1945

DÉCÉDÉ

M.

H.P.

BRITTEN

1934

1936

DÉCÉDÉ

M.

L.P.

GOULET

1930

1934

DÉCÉDÉ

Première guerre mondiale

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 1914 – 1918
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en août 1914, le gouvernement canadien offre d’envoyer un corps expéditionnaire pour combattre aux côtés des troupes britanniques. La mobilisation du Corps expéditionnaire canadien (CEC) marque donc la formation d’une nouvelle Force active pour servir outre-mer en temps de guerre.

Le Régiment de Trois-Rivières, comme toutes les autres unités de la milice, n’est pas mobilisé. Il contribua cependant à la mobilisation du 178th French-Canadian Overseas Battalion (Canadian Expeditionary Force) le 12 janvier 1916. Commandé par le lieutenant-colonel R. de la Bruère Girouard, le 178th avait pour devise « Want to is power ». Son territoire de recrutement couvre les districts militaires nos 4 et 5 au Québec et dans l’est de l’Ontario. Son siège social est établi à Victoriaville.

Embarqué à Halifax le 3 mars 1917, le 178th arrive au port de Liverpool en Angleterre le 15 mars de la même année. Le lendemain, le 178e est dissous, comme la plupart des bataillons canadiens envoyés outre-mer, pour fournir des renforts aux unités canadiennes déjà présentes, dont le 22e (qui deviendra plus tard le Royal 22e Régiment) et le 24e bataillon. Il est ainsi absorbé par le « 10thReserve Battalion-CEF ». Par un concours de circonstances, les différentes sous-unités du 178e participèrent à la bataille d’AMIENS en France. Ayant pris le nom de « The Three Rivers Regiment », le 1er avril 1920, l’Unité est réorganisée le 15 août 1921. Le Régiment continue à perpétuer le 178th Battalion et peut désormais arborer l’honneur de bataille « AMIENS » au centre de son guidon

Entre les deux guerres

Pendant les années de l’entre deux guerres, le Canada manifeste assez peu d’intérêt pour les questions militaires. En 1922, on porte la hache dans les dépenses. On achète très peu de matériel et les miliciens doivent s’entraîner avec l’équipement désuet de la Première guerre.

Cependant, en 1936, le gouvernement adopte un programme de réarmement. Afin d’obtenir une plus grande efficacité, on apporte plusieurs modifications à l’organisation de la Milice. On diminue le nombre d’unités d’infanterie et on crée les premières unités blindées. Ainsi, la même année, le Régiment se distingue au sein de la Milice canadienne: unité d’Infanterie depuis sa fondation, il est choisi (avec cinq autres unités de milice) pour se convertir en régiment de véhicules blindés, et ce, grâce au Colonel F.F. Worthington, fondateur du Corps blindé canadien. Le 15 décembre 1936, il devient alors « The Three Rivers Regiment (Tank) ».

La conversion ne peut cependant pas s’effectuer correctement, faute d’équipement approprié. En effet, le Régiment n’a pas de char disponible. L’entraînement est donc improvisé à l’aide de véhicules hétéroclites jusqu’à ce que des chars légers Vickers MK V1 soient expédiés à l’École des véhicules blindés, en 1938. Le Canada n’est donc pas prêt à entrer en guerre lorsqu’elle éclate en septembre 1939. La Milice est presque désertée, mal entraînée et sans matériel.

Deuxième Guerre mondiale 1939 - 1945

Dès le début des hostilités, le 1er septembre 1939, le « Three Rivers Regiment (Tank) » reçoit l’ordre de lever des troupes. Cette fois-ci, contrairement à ce qui s’est produit au cours de la Première Guerre, les unités de Milice, tout en retenant leur identité dite de <>, forment de nouvelles unités faisant partie de la Force canadienne active. Elles conservent les titres de leurs unités mères et maintiennent d’étroites relations avec ces dernières. Cependant, tout comme en 1936, l’ordre de mobilisation ne provoque point l’arrivée des chars nécessaires aux régiments blindés. L’entraînement se poursuit donc comme auparavant, c’est-à-dire à l’aide de véhicules de tous genres.

En plus d’effectuer son entraînement de base, le Régiment est chargé de surveiller des prisonniers de guerre allemands à la Caserne du Côteau, située au Parc d’exposition de Trois-Rivières. A la fin de mars 1940, le Régiment s’installe aux Casernes Westmount où commence l’instruction militaire, d’abord individuelle puis collective: maniement des mitrailleuses Vicker, procédure de transmission par radio, cours d’électricité. de mécanique et de code morse. Quant à la tactique de chars. elle s’enseigne à pied puisqu’il n’y a pas encore de véhicules.

Le 3 août 1940, le Régiment reçoit l’ordre de se rendre au Camp Borden en Ontario, pour s’entraîner à l’École des Blindés. Le 8 août 1940, un second bataillon, faisant partie de la milice active non permanente, est recruté à Trois-Rivières. Mobilisé pour la défense du territoire canadien et le renforcement des unités combattantes, ce bataillon de Réserve, commandé par le Lieutenant-colonel Raoul Pellerin, compte 25 officiers et 530 soldats.

Au Camp Borden. le Régiment reçoit ses 50 premiers blindés plutôt désuets: des chars Renault 1917 de six tonnes construits aux États-Unis. avec vitesse maximale d’environ 8 km/hre, sans armement ni radio.

C’est à cette époque que « Trooper Nigger », matricule D-98765, est adopté par le Régiment. Il arrive à Trois-Rivières avec le détachement de Montréal chargé de surveiller les prisonniers de guerre au Camp de l’île Sainte-Hélène. Ce chien mâle terre-neuvien est malencontreusement abattu sur le champ de tir au Camp Borden en janvier ou février 1941.

Le 4 novembre 1940, le « Three Rivers Regiment Tank » constitue, avec d’autres unités, la Première brigade blindée canadienne. Le 1er avril 1941, il prend le nom de « 12th Army Tank Battalion, The Three Rivers Regiment (Tank) ». Le 19 juin 1941, il s’embarque pour l’AngIeterre à bord du S.S. Windsor Castle à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il fait donc partie de la première formation blindée canadienne à servir outre-mer.

Le 1er juillet 1941, les huit navires de troupes, transportant la 1ère Brigade blindée canadienne, jettent l’ancre près de Gouroch, sur la rivière Clyde, en Écosse. Le lendemain, la Brigade se rend à « West Lavington Downs ». Dès son arrivée, le Régiment s’exerce avec les chars Matilda. En octobre 1941. dans la région de Elstead, ces chars sont échangés contre les Churchills. Ces derniers modèle II d’environ 4O tonnes (36.36 tonnes métriques), sont parmi les premiers à sortir des usines de guerre de la Vauxhall. Peu après, la Brigade se rend en train jusqu’à la plaine de Salisbury, à l’ouest de Londres. Fort de ses 36 officiers et 567 gradés et cavaliers, le « 12th Army Tank Battalion, TRR (Tank) » est accueilli à destination par son commandant, le Lieutenant-colonel John Gore Vining qui a précédé son unité.

Les mois suivants sont consacrés à un entraînement intensif axé sur le tir, les communications sans fil, l’entretien des chars et la conduite des véhicules blindés. A la fin janvier 1942, la Brigade blindée prend position aux côtés du Corps d’armée canadien installé sur la Côte d’Invasion dans la plaine du Sussex, à Worthing. Les exercices Beaver III et IV et Tiger sont effectués à cet endroit. Le 15 mai 1942, l’Unité devient le « 12th Canadian Army Tank Regiment TRR ». En février 1943, le Régiment, ainsi que la Brigade, reçoit la visite de Leurs Majestés le roi Georges VI et la reine Elizabeth et participe à l’exercice Spartan.

Après un entraînement rigoureux de presque deux années en Grande-Bretagne et l’essai des chars Rams (de fabrication canadienne) en mars 1943, l’Unité est choisie en avril de la même année pour participer à la Campagne de Sicile. Ainsi, le 30 de ce mois, le Régiment se déplace à Hoddom Castle, Annan, en Écosse, laissant les chars Rams derrière lui. Il les remplace par les Shermans 75mm complètement neufs. à l’épreuve de l’eau. S’adaptant à ces nouveaux chars, effectuant des exercices sur le champ de tir et pratiquant l’embarquement et le débarquement sur des navires de transport de blindés « LST » (Landing Ship Tank), le 12th se prépare, au début de juin 1943, à participer à l’invasion de la Sicile. On procède à l’imperméabilisation de tous les véhicules ainsi qu’au chargement du fourbi de combat: obus, balles, vivres, gazoline, huile, etc. Le 19 juin, le convoi de six « LST » quitte Gouroch pour se rendre à quatre nœuds à l’heure au sud de Malte où il arrive le 9 juillet. II rejoint ainsi les autres troupes d’assaut de la Ville Armée britannique commandée par le général Bernard Law, vicomte de Montgomery of Alamein.

Italie 1943 - 1945

L’unité demeure en Sicile jusqu’au 24 septembre 1943 alors qu’elle est expédie à Tarente en Italie. Elle réintègre ses péniches quelques jours plus tard pour être envoyée dans la baie de Manfredonia. À peine débarqué, le Régiment entre en action avec la 78e Division britannique. Sa première victoire est celle de TERMOLIle 6 octobre: à l’ouest, l’escadron C affronte de forts barrages de tirs antichar et détruit sept chars ennemis au prix de quatre des siens; l’escadron B, au centre de l’attaque, supportant la 38e Brigade irlandaise, détruit quatre chars ennemis. Ceux-ci constituaient la menace principale à Termoli. Retardé par les lentes péniches de débarquement LCT (« Landing Craft Tank ») et soumis constamment à la mitraille de la Luftwaffe, l’escadron A (en relève de l’escadron B à court d’obus) tire sur tout ce qui bouge et chasse les chars allemands Pz-Kpfw 1V (Panzerkampfwagen) au-delà du champ d’opération, vers le nord. Lors de cette bataille, les pertes du Régiment se chiffrent à neuf tués et blessés. A cette occasion, sa réputation en tank que meilleure unité blindée, ne fait que se confirmer. Ainsi. le commandant de la Brigade irlandaise présente au major Jimmy Walker. commandant de l’escadron B, son fanion de brigade en guide de tribut. En effet, l’arrivée rapide du Régiment de Trois-Rivières a empêché cette Division britannique d’être rejetée à la mer.

Du 15 au 29 décembre 1943 a lieu la bataille d’ORTONA, alors que la 1ère Division d’infanterie canadienne entreprend l’assaut final de la ville contre la 1ère Division allemande de parachutistes qui offre une forte résistance. Les pertes du Régiment, lors de cette bataille, s’élèvent à 12 tués, 21 blessés, cinq chars Sherman détruits et une douzaine d’autres endommagés.

Au début de 1944, l’effort principal des Forces alliées en Italie est concentré à l’ouest des Apennins en vue de l’offensive sur Rome. En mars, sous le commandement du Lieutenant-colonel Fernand L. Caron qui vient de succéder aux lieutenants-colonels E.L. Booth (promu commandant de la 4e Brigade blindée canadienne) et J.F. Bingham, le Régiment pousse vers l’ouest et participe aux opérations du mont CASSINO, avec le Corps blindé polonais. Les combats dans la ville du même nom se déroulent dans et à travers les caves et les immondices déversent par les égouts crevés.

Poursuivant leur avance en Italie, les Forces canadiennes lancent une offensive, en mai, dans la Vallée du Liri afin de percer les LIGNES GUSTAV et HITLER qui demandent des assauts répétés. Le Régiment apporte son soutien à la 8e Division d’infanterie indienne et à la 1ère Division d’infanterie canadienne.  Appuyant la 3eBrigade d’infanterie canadienne, commandée par le Brigadier-général Paul Bernatchez (ex-commandant du Royal 22e Régiment) et le 4th PLDG (régiment de reconnaissance de la 1ère Division d’infanterie canadienne), le 12th Canadian Armoured Regiment fonce au travers de la Ligne Hitler, près du Corps français, et débouche sur les arrières ennemis.  Ces derniers se retirent précipitamment de toute la ligne prétendue invincible, afin d’éviter l’encerclement.  Finalement, du 14 au 26 mai 1944, le Régiment compte 20 tués et blessés, 17 chars perdus sur des mines ou détruits par des obus et sept autres hors d’usage par suite de troubles mécaniques.

L'avance vers Florence

Après la prise de Rome, l’avance en Italie se poursuit au nord-ouest en direction de Florence. Le Régiment appuie successivement plusieurs formations alliées dont les 78e, 4e, 5e et 6e Divisions britanniques, les Divisions néo-zélandaise, sud-africaine et indienne ainsi que la 231e Brigade indépendante de Malte.

Du 24 au 30 juin, au cours de l’engagement à la Ligne TRASIMENE, le Régiment combat en tête avec la 28e Brigade puis la 10e Brigade d’infanterie britannique de la 4e D.I.B.. Le 28 juin, jour de la percée finale de la Ligne Trasimene, l’escadron C brille tout particulièrement en repoussant des contre-attaques farouches de la 1ère Division allemande de parachutistes (la même qu’à Ortona) au nord de Casalmaggiore. C’est à cette ligne de défense ennemie que l’Unité subit les plus lourdes pertes de son histoire: 22 tués (dont cinq officiers) et 44 blessés ainsi que 22 chars mis hors de combat dont 16 des 20 chars de l’escadron C. De plus, au cours de cet engagement, cinq cavaliers, qui constituaient l’équipage d’un char, sont faits prisonniers. Ils comptent parmi les seuls membres du Régiment de Trois-Rivières à être capturés au cours de la Deuxième guerre. La plupart de ces pertes sont attribuées à une nouvelle arme antichar des parachutismes allemands, le « Faustpatrone 1 » (un des quatre modèles de poing antichar « Panzerfaust »), très supérieur au P.I.A.T. (Projector Infantry Anti-Tank) britannique et au bazooka américain.

Après l’écrasement de la Ligne Arezzo, le 17 juillet 1944, l’escadron A, accompagnant un bataillon de la 10e Brigade, complète sa dernière opération près de Ricasoli alors qu’un détachement de la Division des panzers « Herman Goering » est surpris et capturé le 21 juillet. Lors de l’avance du 27 juillet sur l’Arno, à l’ouest de Florence, le Régiment supporte la 21e Brigade d’infanterie indienne dans l’assaut final qui balaie la rive sud de ce fleuve.

Après une courte période de repos, le Régiment grimpe les Apennins au-delà de Florence et appuie de nouveau la 78e Division d’infanterie britannique qui tente, tout comme ses voisines, une percée vers Bologne (on distingue celle-ci par temps clair, ce qui est plutôt rare). Les difficultés inhérentes aux larges et profondes crevasses montagneuses, ainsi qu’à l’absence de routes carrossables et les pluies automnales incessantes auxquelles succède un hiver hâtif et rigoureux, font échouer les nombreuses attaques de la 78e D.I.B. et de la 88e Division d’infanterie américaine que le 12th CAR appuie sur son flanc gauche.

Tradition

Toast au régiment

(Toast fait à l’occasion du Dîner régimentaire de l’Association des Vétérans du 12th CAR tenu à Ottawa le 25 octobre 1995)

« Le Régiment n’est pas les Officiers et les hommes qui y servent. Le Régiment n’est pas les Officiers et les hommes qui l’ont fondé, ou ceux qui y ont servi en période de guerre et de paix; le Régiment n’est pas seulement ces Officiers et ces hommes qui vont porter fièrement son nom dans les années futures. Le Régiment est beaucoup plus que ceux qui y servent. Ça prendrait un porte parole nettement plus éloquent que moi afin de vous définir adéquatement cette chose intangible que nous honorons en ce moment.

Le Régiment c’est la tradition – le Régiment c’est le service – le Régiment c’est l’amour du pays – le Régiment c’est notre indéfectible loyauté à la Couronne et tout ce qu’elle représente – le Régiment est avant tout une passion. Ceux qui y ont servi hier, ceux qui servent aujourd’hui et ceux qui y serviront demain ont ajouté et continueront d’ajouter honneur et prestige. Ils sont honorés de cette opportunité. D’année en année les visages parmi les rangs changent. D’année en année les jeunes hommes et jeunes femmes se présenteront pour prendre la place des anciens, mais le Régiment continue. Quand tout ne sera plus qu’un souvenir, le Régiment sera là – prestigieux par son passé, toujours prêt pour de nouveaux défis. »

Brigadier William Murphy

Commandant

1ère Brigade blindée canadienne

Remerciements à M.Tojo Griffiths

Insignes de col

Le 12e Régiment blindé du Canada (seule unité blindée de la Force régulière ayant un nom de langue française) est le seul régiment qui continue d’observer la tradition de porter, sur les cols de veston de son uniforme, les armoiries de sa ville d’origine (Trois-Rivières) comme emblème. Le Régiment se voit conférer le « Droit de cité » par la ville de Trois-Rivières en 1978.

LE BLASON : D’azur (bleu) à un chevron d’argent, chargé d’une fleur de lys du premier, et accompagné de trois poissons du deuxième (deux en chef, un en pointe).

LES ORNEMENTS EXTÉRIEURS : L’écu, timbré d’un castor sur son écot (tronc d’arbre) au naturel, et soutenu de deux rinceaux (branches) de feuilles d’érable de sinople (couleur verte) croisés en pointe en sautoir (en croix) : sur une liste (banderole) d’argent, la devise : « DEUS NOBISCUM QUIS CONTRA ».

Soldats disparus

La table aux soldats disparus.

Vous avez sûrement remarqué la table seule au bout de l’allée centrale. Elle ait mise pour symboliser des personnes très chères à nos yeux… nos camarades disparus. Elle est là pour nous remémorer leurs efforts, nous rappeler que certains membres de notre profession sont tombés aux combats. Ils sont incapables d’être parmi nous, mais nous voulons souligner leur sacrifice ultime.

Cette table, à un couvert simple… elle représente la fragilité de nos camarades face à l’oppression.

La nappe qui la couvre est blanche… elle symbolise la pureté de leurs intentions à répondre à l’appel aux armes de leur nation.

La rose, représente les familles et leurs bien-aimés qui continuent à garder la foi en se rappelant leurs sacrifices.

Le ruban rouge entourant le vase signifie la détermination, détermination de se donner corps et âme pour une juste cause.

La tranche de citron est là pour nous rappeler l’amertume de leur bataille.

Le sel est un élément symbolisant les larmes des familles laissées dans le deuil.

Le verre est à l’envers … Ils ne peuvent pas festoyer avec nous.

La chaise est vide… Ils sont absents.

Souvenez-vous ! ! ! Tous ceux parmi vous qui avez servi avec eux ou qui vivent librement grâce à eux, souvenez-vous. La patrie comptait sur eux et ils ont donné leur vie pour la sauver. Ne les abandonnez pas, priez pour eux et continuez à les chérir. Nous nous souviendrons toujours d’eux. Mesdames et messieurs, nos camarades disparus.

Ladies and gentlemen, to fallen comrades.

Béret noir des unités blindées

Il existait jadis une coutume voulant que, après la bataille, le Régiment vainqueur adopte la coiffure du régiment vaincu, en guise de trophée. La tradition du béret noir, porté par les Blindés, semble provenir plutôt du Royal Tank Regiment qui a adopté le béret de l’Armée française au lieu de la casquette à visière, pour conduire les chars.

En 1924, le béret noir devient le droit spécifique du Royal Tank Regiment. Il est donc autorisé dans l’Armée britannique et, conséquemment, dans l’Armée canadienne.

Le 15 décembre 1936, le Three Rivers Regiment adopte donc le béret noir lorsqu’il passe de l’infanterie aux blindés.

Chansons régimentaire

Marianne s’en va au moulin

Mariann’ s’en va-t-au moulin
Mariann’ s’en va-t-au moulin (bis)
C’est pour y faire moudre son grain
C’est pour y faire moudre son grain (bis)

À cheval sur son âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
À cheval sur son âne Catin,
s’en allant au moulin. (bis)

2. Le meunier, qui la voit venir
Le meunier, qui la voit venir (bis)
S’empresse aussitôt de lui dire
S’empresse aussitôt de lui dire (bis)

Attachez-donc votre âne,
ma p’tit mamzell’ Marianne,
Attachez-donc votre âne
Catin, par derrièr’ le moulin (bis)

3. Pendant que le moulin marchait
Pendant que le moulin marchait (bis)
Le loup à l’entour rôdait;
Le loup à l’entour rôdait; (bis)

Le loup a manger l’âne,
ma p’tit’ mamzell, Marianne,
Le loup a mangé l’âne Catin,
par derrièr’ le moulin. (bis)

4. Mariann’ se mit à pleurer
Mariann’ se mit à pleurer (bis)
Cent écus d’or lui a donnés;
Cent écus d’or lui a donnés; (bis)

Pour acheter un âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
Pour acheter un âne Catin,
par derrièr’ le moulin. (bis)

5. Son père qui la voit venir,
Son père qui la voit venir, (bis)
Ne put s’empêcher de lui dire
Ne put s’empêcher de lui dire (bis)

Qu’avez-vous fait d’votre âne,
ma p’tit’ mamzell’ Marianne,
Qu’avez-vous fait d’votre âne Catin,
en allant au moulin? (bis)

6. C’est aujourd’hui la Saint-Michel,
C’est auljourd’hui la Saint-Michel, (bis)
Que tous les ân’s changent de poil,
Que tous les ân’s changent de poil, (bis)

J’vous ramèn’ le même âne,
ma p’tit’ mamzell, Marianne,
J’vous ramèn’ le même âne Catin,
qui m’porta au moulin. (bis)

EUGÉNIE

1. EUGÉNIE les larmes aux yeux
Nous venons te dire adieu
Nous partons de bon matin
Par un ciel des plus sereins.

Refrain:

Nous partons pour le Mexique
Nous partons la voie au vent
Adieu donc belle EUGÉNIE
Nous reviendrons dans un an.

2. Ce n’est pas commode du tout
Que de penser à l’amour
Surtout quand il fait grand vent
Par-dessus l’gaillard d’avant.

LES CHASSEURS D’AFRIQUE

1. C’est nous les descendants des régiments d’Afrique
Les chasseurs, les spahis, les goumiers. Gardiens et défenseurs d’empires magnifiques
Sous le grand soleil, chevauchant sans répit nos blancs coursiers. Toujours prêts à servir, à vaincre ou à mourir.
Nos cœurs se sont unis pour la Patrie.

Refrain:
2. Trompettes, au garde-à-vous
Sonnez, sonnez à l’étendard
Pour que dans le ciel; fièrement
Montent nos 3 couleurs
Le souffle de la France anime la fanfare
Et met à chacun un peu d’air du pays au fond des cœurs.

3. Soldats, toujours devant, toujours la tête haute
Nous serons présents, sous la pluie, dans le vent, en avant
L’ennemi nous forcera, le cœur plein de courage
Et dans ce combat glorieux revivront tous nos héros
Allez soldats marchez, les copains vous suivront
Jusqu’au bout vous irez, soldats marchez, la, la, la.

4. L’assaut est terminé, soldats quittons les pistes
Oublions la poudre et la mort, et le sang et la peur
Amour tu nous attends chez nous dans nos familles
Et dans ce combat, tout nouveau de la vie restons soldats
Allez soldats marchez, mais restez plein d’allant
Jamais vous n’oublierez, toujours devant, la, la, la.

Couleurs réglementaires

  • L’AZUR : Le bleu est symbole de vérité, de justice, de fidélité et de loyauté. Il est tiré à la fois des couleurs des anciennes compagnies paroissiales de milice, des armoiries du gouverneur de Trois-Rivières, Pierre Boucher (fondateur de la milice canadienne), et de celles de la Ville de Trois-Rivières.
  • VIEIL OR: Cette couleur, qui symbolise la vie, la lumière, la sagesse, l’intuition et l’équilibre, est aussi celle de l’amitié et de la fraternité.
  • MARRON: Le rouge est la couleur du sang et du coeur. Elle incarne l’activité et la force et représente le sang versé par les combattants du Régiment lors de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que lors de ses missions successives, avec l’O.N.U. et l’O.T.A.N.
  • LE CASTOR SUR SON ÉCOT : symbolise l’esprit de travail et de tenacité.
  • LES TROIS POISSONS : chaque poisson symbolise une des trois rivières. Rappellent également les aborigènes de la région, les Attikamèques, dont le nom signifie en langue amérindienne « poisson blanc ».
  • LA FLEUR DE LYS : indique les origines françaises de la ville.
  • LES FEUILLES D’ÉRABLE : soulignent l’appartenance canadienne.
  • LE CHEVRON D’ARGENT : est extrait des armoiries de Pierre Boucher, premier gouverneur de Trois-Rivières et fondateur de la milice canadienne.
  • LA DEVISE : « DEUS NOBISCUM QUIS CONTRA » se traduit par :  » Si Dieu est avec nous qui sera contre nous? ». Verset tiré de l’épître 8-31 de Saint-Paul aux Romains.

Quand vous mourrez de nos amours

Quand Vous Mourrez De Nos Amour

Quand vous mourrez de nos amours
J’irai planter dans le jardin
Fleur à fleurir de beau matin
Moitié métal, moitié papier
Pour me blesser un peu le pied
Mourez de mort très douce
Qu’une fleur pousse

Quand vous mourrez de nos amours
J’en ferai sur l’air de ce temps
Chanson chanteuses pour sept ans
Vous l’entendrez, vous l’apprendrez
Et vos lèvres m’en sauront gré
Mourez de mort très lasse
Que je la fasse

Quand vous mourrez de nos amours
J’en ferai deux livres si beaux
Qu’ils vous serviront de tombeau
Et m’y coucherai à mon tour
Car je mourrai le même jour
Mourez de mort très tendre
À les attendre

Quand vous mourrez de nos amours
J’irai me pendre avec la clef
Au crochet des bonheurs bâclés
Et les chemins par nous conquis
Nul ne saura jamais par qui
Mourez de mort exquise
Que je les dise

Quand vous mourrez de nos amours
Si trop peu vous reste de moi
Ne me demandez pas pourquoi
Dans les mensonges qui suivraient
Nous ne serions ni beaux ni vrais
Mourez de mort très vive
Que je vous suive