La
Première Guerre mondiale: "AMIENS"
La
Deuxième Guerre mondiale: ‘’DÉBARQUEMENT
EN SICILE’’ - ‘’Grammichele’’,
‘’Piazza Armerina’’, ‘’Valguarnera’’,
‘’Agira’’, ‘’ADRANO’’,
‘’Vallée du Troina’’, ‘’SICILE
1943’’, ‘’TERMOLI’’, ‘’Le
Ravin’’, ORTONA’’, ‘’CASSINO
II’’, ‘’Ligne Gustav’’, ‘’VALLÉE
DU LIRI’’, ‘’Ligne Hitler’’,
‘’LIGNE TRASIMENE’’, ‘’Arezzo’’,
‘’L’Avance à Florence’’, ‘’Monte
La Pieve’’, ‘’Monte Spaduro’’,
‘’ITALIE 1943-1945’’, ‘’Apeldoorn’’,
‘’NORD-OUEST DE L’EUROPE 1945’’.
(Les
batailles données en majuscules sont brodées sur le
Guidon)
Mention
d'honneur de la Bataille de Sibérie "1918-1919"
qui n'est pas représentée sur le Guidon
DESCRIPTION
Le Guidon du 12e Régiment blindé du Canada, confectionné
de soie rouge damasquinée, suit de très près
les traditions. Attaché à une hampe (qui remplace
la lance de jadis), il se compose des éléments suivants:
Au centre: l'insigne stylisé du Régiment où
apparaît le numéro 12, entouré d'une couronne
de feuilles d'érable, sous laquelle est inscrite la devise
ADSUM qui signifie "Présent";
Coins supérieur gauche et inférieur droit: le bélier
blanc, symbole utilisé par les régiments blindés
qui trouvent leurs origines militaires ailleurs que dans la cavalerie;
Coins supérieur droit et inférieur gauche: le numéro
86 et le monogramme "TRR" qui rappellent les périodes
les plus importantes de l'histoire du Régiment;
Au centre sous la devise du Régiment: le nom de bataille
AMIENS, où s'est illustré, au cours de la Première
Guerre, le 178e Bataillon canadien français des Forces expéditionnaires
perpétué par le 12e RBC;
A droite et à gauche de l'insigne régimentaire: les
noms des grandes batailles et campagnes où s'est illustré
le Régiment au cours de la Deuxième Guerre.
ORIGINE
Le terme guidon vient du vieux français "guydhomme"
qui était un commandant de cavalerie. Le sens du mot a peu
à peu évolué, passant du grade de I'officier
qui portait le guidon au combat, au drapeau lui-même.
Symbole de ralliement et de foi, les drapeaux sont depuis longtemps
pour les soldats un objet de vénération. A I'origine,
les drapeaux ne servaient que pour marquer I'endroit où se
tenait le chef et autour duquel on devait se rallier. Ils consistaient
en une pièce d'étoffe attachée à une
lance. Puis, les nobles y brodèrent leurs blasons, et les
nations leurs couleurs. Les régiments les confectionnèrent
d'une façon distinctive en y ajoutant les écussons;
plus tard, on y inscrivit les noms de batailles lors desquelles
le régiment s'était distingué.
Au XVlle siècle, on reconnaissait les divers régiments
par des couleurs particulières: les parements des uniformes
ainsi que le drapeau ou la bannière étaient de la
même couleur. Ceci permettait à chaque soldat d'identifier
son régiment, le drapeau servant de point de ralliement au
cours des combats. Il était donc de la plus haute importance
pour chaque homme de reconnaître le drapeau de son unité
afin de le prendre comme point de repère au cours des engagements.
C'est pourquoi, afin de familiariser les militaires avec leur étendard,
on le faisait défiler dans les rangs.
Le drapeau jouait donc un rôle bien défini lors d'un
combat. La bataille se déroulait entièrement autour
de lui: s'il allait de l'avant, les hommes le suivaient, s'il revenait
vers l'arrière, les hommes faisaient de même. La capture
des drapeaux était non seulement une disgrâce, mais
elle signalait aussi la défaite, car, sans ce pivot central,
l'unité perdait vite sa cohésion. Les drapeaux étaient
donc gardés avec la plus grande vigilance et, ordinairement,
une escorte était chargée spécialement de leur
protection. On préférait mourir plutôt que de
les voir capturer par l'ennemi.
C'est ainsi que depuis le XVIIe siècle, les drapeaux demeurent
l'objet de tant de vénération. Une escorte accompagne
toujours le guidon. Lorsque l'unité défile, on rend
honneur au drapeau. De plus, avant de rompre les rangs pour retourner
aux quartiers, le drapeau y circule.
Bien que les drapeaux n'accompagnent pas toujours les troupes au
combat, ils n'en ont pas perdu pour autant leur signification et
servent encore aujourd'hui de point de ralliement autour duquel
se retrouvent Anciens et nouveaux.