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L’avance vers Florence

Après la prise de Rome, l'avance en Italie se poursuit au nord-ouest en direction de Florence. Le Régiment appuie successivement plusieurs formations alliées dont les 78e, 4e, 5e et 6e Divisions britanniques, les Divisions néo-zélandaise, sud-africaine et indienne ainsi que la 231e Brigade indépendante de Malte.

Du 24 au 30 juin, au cours de l'engagement à la Ligne TRASIMENE, le Régiment combat en tête avec la 28e Brigade puis la 10e Brigade d'infanterie britannique de la 4e D.I.B.. Le 28 juin, jour de la percée finale de la Ligne Trasimene, l'escadron C brille tout particulièrement en repoussant des contre-attaques farouches de la 1ère Division allemande de parachutistes (la même qu'à Ortona) au nord de Casalmaggiore. C'est à cette ligne de défense ennemie que l'Unité subit les plus lourdes pertes de son histoire: 22 tués (dont cinq officiers) et 44 blessés ainsi que 22 chars mis hors de combat dont 16 des 20 chars de l'escadron C. De plus, au cours de cet engagement, cinq cavaliers, qui constituaient l'équipage d'un char, sont faits prisonniers. Ils comptent parmi les seuls membres du Régiment de Trois-Rivières à être capturés au cours de la Deuxième guerre. La plupart de ces pertes sont attribuées à une nouvelle arme antichar des parachutismes allemands, le "Faustpatrone 1" (un des quatre modèles de poing antichar "Panzerfaust"), très supérieur au P.I.A.T. (Projector Infantry Anti-Tank) britannique et au bazooka américain.

Après l'écrasement de la Ligne Arezzo, le 17 juillet 1944, l'escadron A, accompagnant un bataillon de la 10e Brigade, complète sa dernière opération près de Ricasoli alors qu'un détachement de la Division des panzers "Herman Goering" est surpris et capturé le 21 juillet. Lors de l'avance du 27 juillet sur l'Arno, à l'ouest de Florence, le Régiment supporte la 21e Brigade d'infanterie indienne dans l'assaut final qui balaie la rive sud de ce fleuve.

Après une courte période de repos, le Régiment grimpe les Apennins au-delà de Florence et appuie de nouveau la 78e Division d'infanterie britannique qui tente, tout comme ses voisines, une percée vers Bologne (on distingue celle-ci par temps clair, ce qui est plutôt rare). Les difficultés inhérentes aux larges et profondes crevasses montagneuses, ainsi qu'à l'absence de routes carrossables et les pluies automnales incessantes auxquelles succède un hiver hâtif et rigoureux, font échouer les nombreuses attaques de la 78e D.I.B. et de la 88e Division d'infanterie américaine que le 12th CAR appuie sur son flanc gauche.