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Homme d’ équipage blindé de formation, lorsque j’ai commencé ma carrière sur les chars Léopard C2, j’étais loin de me douter des nombreuses options qui pouvaient s’offrir à moi au cours de ma carrière… En effet, c’est maintenant après près de 9 ans de complété dans les Forces canadiennes que je suis présentement déployé comme opérateur de renseignement au sein de l’esc reco du GT 2e R22eR dans le cadre de la ROTO 7 de l’OP ATHENA en Afghanistan. Lorsque je suis allé suivre le cours d’opérateur de renseignement de combat donné au CISQFT à Valcartier, j’ai effectivement découvert à ce moment une autre façon d’apporter ma contribution aux opérations d’un esc. Je mettais alors les pieds dans un terrain inconnu mais fort stimulant. Précédemment, j’étais habitué à travailler constamment dans des conditions difficiles et souvent lors de longues périodes sans repos. Toutefois, comme collateur de renseignement, c’est une toute autre histoire... L’environnement de travail est certainement plus confortable mais les heures y sont souvent longues et irrégulières afin de supporter au meilleur de mon savoir-faire les patrouilles en préparation et celles déjà déployées. Ce travail demande certainement d’être très minutieux et patient car, au cours des différentes tâches des troupes, les patrouilles recueillent une grande quantité d’informations autant variées les unes que les autres. Ils recueillent effectivement des données sur les activités possibles ennemies, les habitudes de vie de la population locale et le terrain. Une fois de retour à la base d’opérations avancée (BOA), les chefs de patrouilles me rencontrent donc pour me donner toute l’information qu’ils ont. Je me dois donc, selon leurs comptes-rendus, décortiquer les moindres détails afin de produire en temps opportun un renseignement de qualité et pertinent à la chaîne de commandement de l’esc et à la cellule de renseignement du GT. En effet, une fois l’info amassée, je dois en extraire les parties critiques qui peuvent avoir un impact direct sur les opérations à venir et en aviser le personnel concerné. Comme par exemple, lors de déplacements de matériel et de personnel insurgés près de villages clés, il m’est crucial d’en aviser les troupes en temps opportun. Par la suite, une fois filtré, le renseignement recueilli est envoyé à la cellule de renseignements du GT sous forme de rapport de renseignement (INTREP) afin que des décisions puissent être prises sur les forces à déployer en support aux troupes sur le terrain. Il est ainsi clair que le travail de collateur de renseignement est loin de ressembler à celui de membre d’équipage blindé ou de fantassin. Toutefois, ce sont ces derniers, qui par leur travail de soldat-capteur, rapportent l’information pertinente sans laquelle aucun renseignement ne pourrait être extrait et à long terme nous obligerait à travailler à l’aveuglette. C’est donc une expérience hors du commun qui me donne la chance de travailler dans un environnement qui est totalement différent de ce que j’ai connu jusqu’à date et que je ne suis pas prêt d’oublier. Par le cplc Éric Tremblay
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